Conversations avec Dieu




Changer de travail, passer à l'action...

Bonjour les Âmes,

Il me revient souvent à l’esprit le passage de CAD (tome 1 ou autre) quand Neale D.W. se montre sceptique à l’idée de gagner sa vie en éditant et transmettant le fruit de ces conversations, comme si ces sujets ne devaient pas relever du domaine des relations économiques, comme si c’était « mal » d’introduire l’argent dans ces considérations. A quoi Dieu lui fait remarquer qu’en revanche nous (les humains) nous posons moins de question quand il est question d’argent dans des domaines inutiles voire même inappropriés ou inadaptés à l’atteinte des idéaux ou objectifs que nous estimons pourtant plus importants.
J’ai beau le comprendre clairement en le lisant, quand je quitte mes lectures et me tourne vers mes activités quotidiennes et professionnelles, je trouve beaucoup moins clairement le moyen de concrétiser dans mes actes ce que j’ai compris dans mes lectures et méditations.
Je travaille actuellement comme artisan poseur de menuiseries (portes, fenêtres, cuisines, portes de garage, portails, parquets dressings…) par ce que je me suis très jeune trouvé à l’aise avec les dimensions techniques, et qu’il m’est aisé d’exploiter mes savoir faire techniques à titre professionnel.
Pourtant depuis tout aussi jeune, 5-6 ans (j’en ai maintenant 46), je me posais de sérieuses questions sur la vie, l’existence, la réalité, la religion, sur pourquoi mes camarades d’école à la maternelle passaient les récréations à se battre, pourquoi le mot « fraternité » au sein de ma famille (deux parents et six enfants) ne rimait pas souvent avec « tendresse ».
A 12-13 ans, je me suis fâché avec la religion, cette dictature répressive héritée de mes ancêtres, parents et grands parents. Assez solitaire, je me suis souvent isolé dans la nature, et à force d’observer la nature, j’ai fini par décider que Dieu existait bel et bien, mais qu’il ne devait pas avoir grand-chose à voir avec ce qu’on m’en avait dit. J’aimais beaucoup me suspendre dans les arbres la tête en bas pour regarder le monde sous d’autres angles, sous d’autres perspectives…
Aujourd’hui, les écrits comme « Conversations Avec Dieu », « La vie des Maîtres », « Autobiographie d’un Yogi », et j’en passe, résonnent en moi avec beaucoup plus d’intensité et beaucoup plus en phase avec mon sentiment de Réalité.
J’ai toujours eu le désir de faire quelque chose dans ces domaines en faveur de plus de compréhension entre les gens, je rêverais d’une émission comme « C’est pas sorcier », mais plus axée sur comment fonctionnent les relations humaines, qu’est-ce qui se passe quand on rentre en conflit… Je me rappelle avoir expliqué à ma mère que j’aimerais créer une Ecole de la Vie où on apprends aussi à comprendre l’être humain, son fonctionnement, ses réactions…
J’ai grandi auprès d’un père colérique, fasciné par les deux guerres mondiales du 20ème siècle, auprès d’un frère que je prenais pour la cause du fait que depuis sa naissance je pensais recevoir moins d’amour de mes parents, j’ai toujours eu peur de passer dans la grande école (après le cm2, la troisième, le bac…)
En 1996, j’ai participé activement à des projets humanitaires à destination des pays de l’Ex-Yougoslavie, j’ai rencontré beaucoup de gens, j’ai commencé à apprendre les langues locales… Et ces expériences ont à nouveau réveillé mes désirs de m’investir dans la recherche et la transmission de moyens de vivre mieux, en paix avec beaucoup plus de citoyenneté interculturelle.
A l’occasion des fêtes 2004-2005, je visitais le forum du site « Le courrier des Balkans », et je me désolais de voir comment Serbes, Croates et Bosniaques continuaient de s’affronter par forum interposés. Comme c’était à l’occasion de la nouvelle année, j’ai alors posté sur le forum :
« Oui, plus que tout, nous voulons :
la paix, le bonheur, la santé et l’amour...
Mais, prétextant la justice,
nos orgueils ont tellement besoin de revanches,
nos colères ont tellement besoin d’exploser,
que le pardon, l’amour et la paix
peuvent bien encore attendre
un jour, un an, un siècle...
l'éternité.»

En effet, l’humanitaire vient généralement après coup, j’envisage la citoyenneté comme une attitude préventive. Mais je n’arrive toujours pas à passer concrètement et durablement à l’action, à m’engager de manière soutenue dans mon projet.
Les gens comprennent bien l’intérêts de payer pour que je leur pose des nouvelles fenêtres, des portes, du parquet, une nouvelle cuisine ; ça ils trouvent ça concret . Par contre un projet dans le domaine de la citoyenneté interculturelle en Europe ! ça alors qu’est-ce que ça peut bien être ?
Je ne voudrais pourtant pas avoir l’air d’accuser les gens de ma propre inertie (ce serait trop commode). Non, ce qui me pose vraiment problème, c’est que quand je m’attable à mon bureau pour rédiger mon projet, renseigner le blog que j’ai créé,… j’ai l’impression qu’une « main invisible » me confisque les langues que je sais parler, je ne trouve plus mes mots, un brouillard s’installe dans mon esprit comme s’il m’était interdit de rendre publique certaines idées, certaines approches…
Dans mon bain, au volant de ma voiture ou sur mes chantiers, je suis régulièrement inspiré et les choses m’apparaissent claires. Mais quand je rentre à la maison, ça ne vient plus. Je dois avoir le cerveau dans les fesses, et quand je m’assoie ça bloque tout ???...
Bref, aujourd’hui je me suis assis sur un coussin pour vous écrire ce post, pour me sentir moins seul que face à un livre, dans ma remise en question, et pour vous demander si quelqu’un parmi vous aurait éprouvé le même genre d’expérience et pourrait m’éclairer quelque peu.
Car depuis quelques années, le disque entre la lombaire n°5 et la vertèbre sacrée n°1 s’est tassé, c’est de plus en plus douloureux, et on dirait que mon corps n’est plus décidé à me laisser le temps de tergiverser. Je risque rapidement de ne plus pouvoir subvenir à mes besoins matériels ave ce genre de travail.
Auriez-vous quelques lumières à m’apporter ?
D’avance merci !
A l’Un

0 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Alun,
Je suis "touchée" par ce que tu viens d'écrire. C'est la première fois que j'écris sur ce blog à un "frère d'âmes". Justement, je viens de lire que les problèmes de dos (c'est mon cas également) peuvent dépendre d'insécurités matérielles (travail, argent, biens ...) ou affectives et cette partie du corps s'en trouve plus ou moins marquée selon l'intensité de l'empreinte psychologique. En dehors des causes environnementales, la maladie a très souvent une cause psychosomatique, traduisant que l'action de l'esprit humain a vraiment une incidence directe sur le corps. Nos comportements et notre hygiène de vie ont également une part de responsabilité vis à vis de notre état de santé, mais ils sont toujours en lien avec nos masques/blessures que nous entretenons.

J'entreprends actuellement un changement radical dans ma vie et comme le dit si bien notre ami NDW "Quand tout change, changez tout" As-tu lu son livre? Remarquable. Alors, effectivement, peut-être dois-tu tout changer ? Toi seul connais la réponse, fis-toi à ton intuition et fonce. Tu sais ce qui ne va pas, la peur que tu ressens, ne serait-ce face à une simple pensée de quelque chose et c'est là qu'il faut "gratter". Peut-être que tu ne t'autorises pas à faire ce que tu aimes et la vraie joie c'est pourtant celle-ci
Tu es plein de ressources à ce que je peux lire et sur la voie, donc la voie de guérison pour toi. Tu guériras.
Il y a également l'excellent livre de Lise Bourbeau "Les 5 blessures qui nous empêchent de guérir".
Entretiens des pensées supérieures à chaque instant et tout basculera du bon côté. Oui, je sais, pas toujours facile ... mais possible à chaque instant. Nous avons tous ce merveilleux pouvoir en nous et personne ne peut nous l'enlever. Essaies et l'expérience te prouveras que ce n'est pas que pour les autres. Porte-toi bien.
Amicalement.
Elfe Bleue
Elfe Bleue

Bonjour et merci Elfe Bleue pour ta réponse,
La signification que tu évoques concernant le mal de dos me parle assez bien, sauf qu’en ce qui concerne les questions d’insécurité matérielle qui se posent à moi, je me rends bien compte de ce qui, dans mes choix (ou non-choix qui sont des formes implicites de choix) provoque ces sentiments d’insécurité. Je veux dire qu’il me semble que je suis plus responsable que les événements extérieurs dans cet état d’insécurité matérielle et/ou affective.
J’ai beau avoir le sentiment de comprendre ce que tu m’expliques, je ne comprends pas pourquoi je m’appliques ainsi à m’imposer ces expériences désagréables, je ne comprends pas l’intérêt que je trouve à m’entretenir dans mes blocages, dans mon inertie…
Je ne connaissais pas le livre "Quand tout change, changez tout" ; mais je viens de le commander sur Amazon, ainsi que "Le petit livre de la vie : Guide pratique" de NDW aussi.
Je ne connaissais pas non plus le livre de Lise Bourbeau « les 5 blessures qui nous empêchent d’être soi », mais j’en ai trouvé des extraits et explications sur internet. Je ne m’y situe pas précisément, je me sens concerné par 3 des dites blessures (rejet, abandon, humiliation), mais pas de manière dominante, en tout cas pas à la hauteur de l’intensité avec laquelle je vis mon inertie ; à moins que ce soit la combinaison des trois qui fassent l’intensité ?...). Ma grande sœur s’intéresse à l’ennéagramme qui recense 9 blessures fondamentales qui déterminent 9 grandes typologies de caractère.
Tout cela consiste en différentes grilles de lecture qui permettent plus souvent de faire des constats, des traductions, des diagnostiques… Je trouve de moins en moins de motivation ou j’arrive de moins en moins à me concentrer sur ces approches. En revanche, mon intérêt reste mobilisé par les approches du type de NDW.
J’essaye parfois de synthétiser ce que j’en ai tiré pour déterminer une démarche d’auto-rééducation , pour adopter une nouvelle hygiène de vie inspirée de ces principes… Et puis il est 2heures du matin, mon esprit aimerait continuer, mais mon corps me dit d’aller me coucher, et demain matin je me réveillerai comme un autre moi-même qui ne retrouvera son inspiration qu’après 22h sans avoir mis en pratique les bonnes résolutions de la veille…
Pourtant, dans le fond et globalement, je n’ai rien à redire sur tes bons conseils.
Je me rappelle que quand j’étais petit et que ma mère me disait de m’habiller, je restais planté là comme démuni devant la tache à accomplir. Alors elle me disait : mets tes chaussettes… mets ton slip… mets ton teeshirt… mets ton pantalon… et là j’arrivais à m’habiller.
Maintenant je me sens capable de déterminer par moi-même dans quel ordre faire les choses, mais il me semble que l’enfant en moi reste quand-même bloqué comme s’il attendait d’être accompagné dans les différentes étapes déterminées. Comme s’il attendait d’être autorisé, encouragé, et de se voir régulièrement renouveler ces autorisations et encouragements…
Il serait peut-être temps que j’arrive à être aussi l’adulte qui prend enfin ces choses là en main pour assumer son autonomie par lui-même… non ? Combien sommes-nous de différents moi-même dans mon corps qui n’arrivent pas à se synchroniser, à marcher en même temps dans la même direction ?
Du coup, dans ma vie affective, malgré ma sociabilité, je n’ai pas de mal à supporter ma solitude, et je peux avoir tendance à vivre la proximité d’une compagne comme un être en plus avec lequel transiger et face à qui j’ai d’autant plus de mal à être moi-même qu’elle est plus à l’aise que moi dans l’expression plus unique et moins dispersée de ses attentes, de ce qu’elle est. Du coup, en dépit de sa bienveillance, j’ai du mal à ne pas vivre notre proximité comme un frein à ce que je voudrais être : moi-même (alors qu’elle n’est objectivement pour rien dans mon ressenti subjectif).
Je sais aussi qu’une partie de mon inertie est liée au fait qu’en fait je n’ai pas de mal à entreprendre quelque chose d’important (obtenir un entretien avec un partenaire potentiel de mon projet, par exemple), mais qu’ayant beaucoup de difficulté à être constant et à assurer dans la durée, je peux décevoir à terme, et gaspiller des opportunités, des relations, des partenariats pourtant importants.
Parfois je vais jusqu’à me demander dans quelle mesure une des motivations dominante, inavouable et inconsciente ne serait pas précisément d’utiliser mes talents pour mettre en place des relations avec des gens aimables, pour ensuite leur infliger la douleur de la déception, comme une déception que j’aurais encaissée et que j’aurais le sentiment de devoir rendre… Comme si je devais réactualiser une blessure originelle ancienne et l’infliger à d’autres pour m’en départir.
Cette hypothèse me paraissant crédible, mais ne souhaitant cependant pas faire porter ces poids à des gens aimables qui n’ont pourtant rien à voir avec mes blessures, je suis d’autant plus hésitant à reprendre certaines démarches, certaines relations, certaines entreprises.. de peur de laisser le champs libre à un inconscient moins scrupuleux que moi.
Et puis je dois dire que là je me sens plein de scrupules à déballer mes bobos personnels alors que j’aimerais tellement pouvoir rayonner plus souvent, comme ces âmes fraternelles que l’on peut lire sur ce blog, de choses plus lumineuses, constructives, encourageantes pour d’autres…
Dans mon post « notre place dans l’espace » je suis vraiment sincère, mais j’y ressens aussi ce besoin de prendre de la distance, de me projeter loin, dans cet espace, dans la nature, comme si je recherchais cette distance qui me mettrait hors de porté des sources de ces blessures anciennes ravivées. Entre les lignes, ce premier post traite de xénophobie, du rejet de l’autre, de conservatisme. Je sens que je vais aimer le livre « Quand tout change, changez tout »…
J’écris cela, et j’entend en musique de fond, une vieille chanson de Dino Merlin, un artiste de Bosnie Herzégovine et qui dit approximativement quelques choses comme : « Si tu étais là, je t’embrasserais ce soir, en rêve je t’embrasse, je touche ton visage, tes mains et tes yeux, comme chaque nuit ; ce rêve me reprend car au lieu de cela j’erre le jour dans le vague, de peine en douleur, habitué à m’enrager, serai-je jamais heureux ? »
On peut entendre cette chanson comme s’adressant à une personne ; en moi elle résonne comme s’adressant à l’idée de ce que pourrais être mais que je peine à devenir…
A la relecture de ton message, Elfe Bleue, je me dis que la bonne question en ce moment, serait peut-être bien : « qu’est-ce que je n’ai pas encore trouvé le moyen d’accepter de moi-même pour pouvoir ensuite et enfin l’abandonner, le déposer, le dépasser.
Merci encore pour tes lumières. J’ai compris que tu es toi aussi dans quelques questionnements, et ça me fait plaisir de constater qu’on peut ne pas avoir terminé de répondre mais éclairer son prochain tout de même.

Au plaisir,
Al’Un

Cher Alun,
Je me retrouve vraiment dans ton témoignage ! Normal… nous sommes Un !
Je viens d'écrire près de 540 pages, j'ai envie de dire… sans m'en apercevoir… car j’avais comme toi des idées qui remettaient en question toute ma façon d’appréhender la vie, comme une envie de tout remettre à plat pour tout reconstruire. J’avais l’impression que l’on m’avait inculquée dans mon enfance des choses erronées ou incomplètes et que pour redresser tout cela je ne pouvais pas me contenter de quelques rafistolages...

On parle de la crise de la quarantaine : une nouvelle adolescence ? un nouveau « non » ? un ultime sursaut de l’âme qui manifeste son insatiable faim que la routine de la vie n’arrive pas à combler ? (*)

Alun, ton âme est affamée… La vie que tu mènes ne suffit plus à la sustenter. On nourrit son corps sans faim sans y penser alors que notre âme dépérit…

Curieusement, c'est toujours une épreuve qui nous réveille. Pour ma part, c’est un revers financier qui m'a demandé d’assurer une présence permanente au bureau de mon mari pendant les heures ouvrables au cas où un éventuel client aurait la bonne idée de passer la porte... Un peu comme si « on » m’avait poussée à quitter ma petite vie tranquille pour m’inviter à faire l’expérience d’une existence incertaine et aléatoire. Jamais je n’aurais choisi volontairement ce bouleversement.
Je m'ennuyais ferme durant mes longues heures de secrétariat inutile mais curieusement j'avais l'opportunité de réfléchir. J'ai commencé à écrire pour me distraire, sans précipitation, sans objectif précis, sans chercher à aboutir. Comme tu le dis si bien, c’est quand on est dans son bain, au volant de sa voiture, au travail… quand on n’est pas fermement décidé à écrire que l’inspiration vient. Comme si vouloir trop fort faisaient fuir nos idées.
Il est curieux qu'au lieu de me morfondre, je me sois embarquée dans une telle aventure !
Il est curieux que mon roman ait prit rapidement la forme d’un récit initiatique.
Il est curieux que je n'aie à aucun moment regretté mon ancienne vie confortable et insouciante. Quatre ans après nous n’avons toujours pas refait surface mais je n’ai manqué de rien de vital et j’ai appris le côté dérisoire des choses matérielles et le côté éphémère de notre destin. J’ai appris la maîtrise de soi pour ne pas céder à la peur du manque. J’ai appris la patience, la légèreté, le détachement au superflu, la conscience qu'il y a toujours plus malheureux que soi, la certitude que ce qui nous éprouve nous fait grandir et l’abandon en un Dieu invisible et silencieux mais redoutablement efficace. Car au bout d’un certain nombre de curieuses opportunités, je ne pouvais plus parler de hasards mais de signes. J’ai intitulé mon livre : « Fais-moi un signe ! »
Pendant que mes proches s’inquiètent de la précarité de ma situation, mon avenir, mes enfants… personne n’imagine la liberté la sérénité qui m’habitent. Désormais, je sais que je n’aurai jamais une petite vie tranquille à l’abri du besoin mais je sais que je vivrai ce qui me correspond, ce qui m’épanouit. Je me sens complète, entière car abandonnée à une confiance qui est tout, sauf matérielle…
Le plus extraordinaire c’est que mon livre semble toucher les gens. Leurs réactions bienveillantes constituent le seul salaire qui m’enrichit vraiment et me comble profondément.

Ne serai-je donc pas la seule à être en quête de toutes ces questions existentielles qui taraudent ma vie ?

Alun, ta quête est admirable. Persévère dans l’écriture. Le peu que j’ai lu m’a bluffé. Ta plume est légère sincère et pleine d’humour mais il faut que tu sois lucide, c’est une ambition incompatible avec la sécurité matérielle mais largement compensée par la sensation de vivre vraiment. « Créer, c’est vivre deux fois. » disait Albert Camus… J’ajouterais c‘est vivre mieux puisque c’est vivre en vérité.

Procède par étape, n’élimine pas ton travail, il garantit la subsistance de ton corps mais en ce moment celui-ci t’envoie des signes pour te faire comprendre que tu dois ralentir la cadence. (il ne faut pas les négliger) Offre-toi des plages de temps libre pour te recentrer et te retrouver. Puis laisse-toi faire, abandonne-toi, laisse Dieu agir en toi, sois attentif et ouvert aux signes qu’Il t’enverra et…
à la grâce de Dieu… Soléa


(*)Je réalise en écrivant ces mots qu’un extrait de mon livre peut éclairer ce que je cherche à te dire :
« - …Notre vie se définit par une suite de oui et de non qui se succèdent comme des étapes nécessaires au bon développement de notre personnalité. La première acceptation vient dès la naissance : le premier cri est un « oui » à la vie.

Désirant rester succinct et clair, Théo n’évoqua pas le refus possible qu’il avait abordé avec Lisane représentée par la mort subite du nourrisson ou même la fausse couche. Il continua :
- Cette première acceptation enclenche une première contestation. Les pédiatres rassurent les mamans en les prévenant de cette fameuse crise des deux ans. Le bébé prend conscience de son individualité, il comprend qu’il est un petit être distinct de sa mère alors il manifeste avec bonheur cette découverte par des envies et des colères. Ses paroles préférées sont « non » et « je veux ». Les parents ont intérêt à endiguer cette première affirmation de soi pour qu’elle aboutisse au second « oui » : l’acceptation à l’éducation. L’enfant apprend alors à différer ses envies, il prend plaisir à rendre service et à dire « oui… merci… s’il vous plaît… » car il est fier d’intégrer sa place parmi les grands. Pour les parents, c’est une période normalement bénie qui correspond aux années de l’école primaire. Je précise normalement car malheureusement et de plus en plus souvent les parents souffrent de canaliser leur enfant qui pourtant à cet âge ne demande qu’à ressentir l’autorité parentale qui le sécurise. Plus tard, vient l’âge d’une nouvelle contestation qui n’a de bête que son nom et que l’on devrait nommer âge sensible car il marque le douloureux passage de l’affranchissement à l’éducation. On vous accuse d’être en pleine crise d’adolescence sans vous expliquer que cette étape est normale et constructive car vous avez eu raison de dire « non » ! Curieusement, contrer une emprise familiale haineuse est plus facile car plus radicale que de contrer l’emprise étouffante d’un foyer aimant confortable et chaleureux. Il est si facile de rester bloqué au second « oui » comme ces nombreux adultes qui restent à jamais des enfants obéissants et redevables jusqu’à quarante, cinquante ans, assujettis par une affection opprimante et qui ne se libèreront de l’autorité parentale qu’à la mort de ceux-ci lorsqu’il sera trop tard pour eux de définir leurs vérités, leurs vouloirs, leurs décisions. Ce virage est vraiment difficile à prendre puisque certains ne le prennent jamais. Pour vous, il a été douloureux parce que vous avez prononcé un « non » fort et violent mais au moins, vous n’êtes pas tombés dans le piège du second « oui » qui s’éternise, qui vous emprisonne dans le vouloir des autres et qui vous empêche de faire vos propres choix de vie.

Le discours commençait à parler concrètement aux jeunes qui analysaient parfaitement que leur galère prenait source dans le conflit et l’incompréhension avec leurs vieux. Justine intervint :
- Et vous père Théo ? Vous êtes-vous affranchi violemment de l’autorité parentale ?

Théophane n’avait pas envie d’interrompre ses explications par un témoignage personnel. Mais son frère prit la parole à sa place :
- Théo a radicalement prit son indépendance à dix ans quand il a commencé à vouvoyer sa mère pour lui faire part de ses désaccords. Jamais, il ne l’a laissée s’incruster dans ses choix de vie mais il est resté courtois et respectueux... Ça n’a pas été le cas pour vous… Vous n’avez pas fait dans la dentelle quand on lit vos dossiers ! Et il est peut-être temps de signer l’armistice avec vos vieux après les avoir insultés ou dépouillés... Vous détruire par la drogue, l’alcool prouve votre réelle souffrance mais vous pouvez imaginer la leur, quand vous leur avez fait subir votre première cuite, votre première fugue ou votre première défonce…
- Nahem a raison… reprit Théo avec compassion. Il est tellement regrettable que ce détachement indispensable se fasse dans la souffrance. Pensez que si l’adulte voulait vous maintenir dans son carcan, c’était probablement parce qu’il n’était pas délivré du sien. Soyez indulgents avec vos parents, pardonnez-leur, pensez qu’ils n’ont peut-être pas atteint leur propre affranchissement… car derrière chaque adulte se cachent de nombreuses blessures d’enfants, ajouta-t-il en harponnant étrangement le regard de son frère.
- J’imagine qu’il y a un troisième « oui » dans votre démonstration, père Théo ? demanda Justine avec pertinence.

Théo acquiesça en souriant et reprit :
- Comme il serait formidable d’offrir ce troisième « oui » à ceux qui voulaient tant de choses à votre place ! Encore faut-il que vous ayez quelque chose à vouloir maintenant ! « Oui » à la cuisine pour toi Justine, « oui » à ce que vous voulez devenir, « oui » au pardon aussi… car contrairement aux étapes précédentes, ce « oui » est une décision consciente. Si vous ne dépassez pas les ressentiments, la culpabilité, la peur, vous racornirez votre liberté et vous ferez de votre vie, un petit « oui » timide alors que le cadeau de la vie est un « oui » grandiose : il est là sous vos yeux dans toute sa splendeur et il vous attend.

Lucas retournait son ombelle entre ses doigts avec nervosité. Apparemment ces paroles faisaient écho en lui. Danesh se lança :
- Votre « oui » père Théo ? C’était de devenir prêtre ?
- Parfaitement ! Cette fonction me définissait au mieux. J’ai choisi ce qui était cohérent avec moi. Mais tu dois comprendre que non seulement ce « oui » final est conscient mais qu’en plus, il est permanent, à redéfinir sans cesse et ça je l’ai découvert depuis peu… On s’arrête de grandir physiquement mais pas au niveau du cœur et de l’âme. L’évolution est riche, intéressante, perpétuelle. On apprend tous les jours… on choisit tous les jours… on prononce sans cesse de nouveaux « oui ».

Puis Théo se tut. Il observait. Il venait de semer des paroles qui ne demandaient qu’à germer dans les cœurs. D’habitude, l’attention des jeunes était de courte durée mais là, personne n’avait pas envie de fanfaronner ou de râler. Ils restaient étonnamment silencieux, retranchés en eux-mêmes. Théo venait de les replonger au cœur de leur « non » et cela n’était agréable pour personne. Il leur imposait de revivre leur révolte non pas pour le plaisir de souffrir mais pour remonter à l’origine de leur mal être : la nécessité d’avoir conscience des choses afin de les affronter, pour les dépasser et les lâcher définitivement. Il ne connaissait pas dans le détail le « non » de tous ces jeunes mais il évaluait les dégâts rien qu’en contemplant leurs profils tourmentés.
Sans se manifester personnellement, Ménahem avait joué le jeu de l’observation de l’ombelle jusqu’à cet exposé. Il compara son propre parcours à celui des jeunes et rechercha honnêtement s’il avait passé avec succès le fameux « non » de l’adolescence pour aborder le grand « oui » à une vie d’adulte affranchi. Il constata avec amertume qu’il avait plus ou moins falsifié ce passage par de fréquentes colères pour ne jamais affronter La vraie colère… »


0 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Alun,

Merci pour ton témoignage plein de sincérité, d’honnêteté. Tu demandes des conseils, de l’aide, ayant un peu de temps devant moi en ce mois d’août, je vais m’essayer à cet exercice difficile car il n’est pas facile de prodiguer des conseils ou une aide pleine de sagesse alors que l’on est soit même dans le monde de l’illusion…

Sache que nous passons tous par ces phases de questionnements, de remises en questions… Quel sens donner à sa vie dans ce monde surprenant, d’incohérence, d’horreur de la guerre parfois, de déception sentimentale, de relations conflictuelles, de problème de santé, de profession démotivante, etc…

Certes, il y a des personnes qui vivent une vie comme un long fleuve tranquille, mais je pense qu’elles sont rares.
Toutes ces questions que tu te poses, je me les suis moi-même posées. Je suis comme toi chef d’entreprise et je me suis souvent demandé quel était le sens de tout cela depuis très jeune.
Enfant, je voulais devenir guérisseur. Guérir les gens avait de sens semble-t-il. J’avais un certain don pour guérir certains problèmes de santé et j’ai toujours été en quête d’une certaine spiritualité. Je savais qu’un jour je me « rappellerais » qui je suis, qui nous sommes… Que nous sommes tous une individualité du divin tout…

La Vie des Maitres, a longtemps été mon livre de chevet, puis CAD est entrée dans ma vie. Cela a été particulièrement révélateur. Suite à la lecture de la trilogie de CAD je « renaissais ». Pour autant, la mise en pratique des messages de CAD n’est pas aussi évidente que ça au quotidien, absorbé que nous pouvons l’être dans le monde des affaires à gérer, tant professionnelles, que personnelles.

Cela demande du temps de « digérer » puis à mettre en pratique. C’est pourquoi, je te conseille de lire et relire CAD ainsi que d’autres ouvrages traitant du même sujet afin de bien te rappeler.

Au stade de mon évolution aujourd’hui, je puis te dire qu’il est fondamental de méditer par une méthode qui te conviendra personnellement et d’apporter ton attention au moment présent comme je l’indique dans mon sujet : La clé, oui mais… sur ce forum.

Il est fondamental de savoir que notre égo, notre mental, nous entraine constamment dans des projections existentielles, soit dans le futur ou le passé, mais jamais dans le moment présent. Que pour exister, il a besoin de problèmes à gérer… De nous faire croire que c’est quand nous aurons atteint (dans le futur) ceci ou cela que nous serons heureux ou en paix ou quand nous aurons solutionné nos problèmes qui ont eu lieu dans le passé…

Dès que nous vivons au présent, l’égo ou le mental disparaît, et les problèmes avec lui. Et ça, l’égo le sait parfaitement, c’est pourquoi il met tant d’énergie à envahir notre esprit de pensées, conscientes ou inconscientes, qui nous empêche d’être nous, c’est-à-dire des êtres d’amour, plein de paix et de sérénité.

Il est dit dans CAD que nous n’avons rien à faire de particulier sur cette Terre. Que la vie n’a pas de sens particulier si ce n’est celui que nous lui donnons.

Il nous faut être d’abord puis à partir du être fais ce que tu veux et devient un créateur de vie, qui je te le rappelle est indissociable du mot amour !

Bien à toi Alun

Yants ton frère !
Que l'Amour soit ton bouclier !

2 appréciations
Hors-ligne
Bonjour Alun,

Je partage avec Soléa ce ressenti très fort que ton âme est assoiffée de quelque chose.

Quand tu as ces désirs de faire quelque chose pour le monde extérieur, quels besoins cela nourrit-il en toi? Que ressens-tu?

Ce que j'ai envie de te dire après ces interventions, c'est de te mettre intensément à l'écoute de ce que tu ressens, derrière toutes tes pensées, toutes tes réflexions et opinions.Quel besoin, quelle aspiration, quel élan est vivant, là, en toi, maintenant? Si tu n'arrives pas à le nommer, cherche à te connecter à ce que tu ressens réellement, au plus profond de toi.

Pas ce que tu "devrais" ressentir, ni ce que tu "aimerais" ressentir, mais ce que tu ressens vraiment : peur? colère? tristesse? doute?

Pour entendre ces sentiments qui vivent là en toi, considère-les comme des amis que tu aimes sans conditions. Donc qu'importe si ce que tu peux trouver est "spirituellement pas correct", si ça égratigne l'image (l'ego) que tu aimerais voir dans ta glace.
Pour progresser, pour t'épanouir, pour entrer en contact avec toi-même, il est nécessaire de partir de ce qui est, là, maintenant, ce que tu vis au plus profond de toi, même si ça peut déplaire au mental, à la société, aux parents intériorisés, etc...

C'est ton petit enfant intérieur qui a des choses à dire, et ton corps - qui est ton meilleur ami - te signale par une souffrance physique que tu as des blessures intérieures à soigner. Qu'est-ce que le mal a dit? (De Lise Bourbeau, un ouvrage à avoir toujours sous la main : ton corps te dit : aime toi)
Nul ne peut soigner une ampoule s'il refuse d'enlever sa chaussure et de regarder son pied, sous prétexte qu'il est sale ou qu'il pue, ou qu'il n'est pas "con-forme".
Nul ne peut ranger et nettoyer sa chambre s'il ne veut pas regarder en face le désordre et la saleté, et s'attaquer patiemment, un pas à la fois, à tout ce qui traîne pour faire le tri entre ce qu'il faut jeter, nettoyer ou garder.
Quelles sont les pensées, les croyances qui te freinent, qui te font peur? 

Tu désires être un canal d'amour pour les autres? Nous le sommes tous. Mais un canal n'est efficace que s'il est débouché.
Pour t'accomplir et te réaliser dans tes aspirations à faire quelque chose pour ce monde, je t'invite à commencer par toi-même.
 Donne-toi de l'attention et de l'amour, prend du temps pour t'écouter et arriver à mettre des mots sur tes sentiments et besoins, sur ce que tu veux vraiment, et petit à petit, le ciel va s'éclaircir.
Un truc qui peut aider est de se dire : si j'apprenais tout à l'heure qu'il ne me restait que 3 mois à vivre, qu'est-ce qui serait le plus important pour moi?

On peut passer beaucoup de temps et en perdre encore plus en spéculations mentales, les idées les plus sublimes n'ont aucune valeur si elles ne sont pas la formulation spontannée d'un vrai vécu.

Accueilles-toi tel que tu es maintenant, regarde tout ce que tu vois en face, même si ça fait mal, SURTOUT si ça fait mal, si ça te dérange, et tu verras que la lumière de la conscience est le meilleur baume guérisseur.

Quand tu auras trouvé le besoin le plus important pour toi, celui qui est là au fond de tes tripes - même si c'est manger un sandwich au jambon plutôt que de sauver le monde, tu auras déjà accompli quelque chose de merveilleux : la reconnexion avec toi-même.

Utilise ce que tu ressens et tes aspirations profondes ( dans les tripes et non le mental ) comme GPS, et je suis certaine que les choses vont s'éclaircir pour toi.
Tout au fond de toi, juste derrière la souffrance, brille une Lumière source de paix, de joie, et d'un bonheur non lié aux conditions extérieures.

Je t'invite aussi à jeter un oeil sur les livres de Marshal Rosenberg, créateur de la Communication Non Violente, qui sont une aide précieuse pour les gens comme moi qui avait complètement perdu contact avec leur être profond. (editions Jouvence : petit manuel de Communication non violente, un condensé du livre "Les mots sont des fenêtres ou bien se sont des murs"

Bonne route vers toi-même,
Divinamicalement,
Lénah
Lénah

Très chers Âmi-e-s

Merci pour vos réponses à mon appel.
Je m’apprêtais à vous répondre dans l’ordre (Soléa, Yants, Lénah), mais quelque chose me pousse à préciser d’abord une chose en réponse à ton invitation Lénah, qui m’encourage à laisser parler mes émotions plus et plutôt que mon mental .

Souvent, ma grande sœur (avec qui je m’entends bien par ailleurs et de qui je suis assez proche) me reproche d’être plus intellectuel qu’émotionnel. En cela elle ne dit pas exactement la même chose que toi (pas de la même manière), mais comme ça y ressemble, je voudrais dire que je comprends bien ce que tu veux dire ; à sa manière, Dieu dit à NDW dans le tome 1, qu’il convient littéralement de « perdre la tête ». C’est d’autant moins aisé pour moi que j’ai le sentiment que c’est ma « tête » qui m’a permis de ne pas sombrer, de ne pas devenir fou ou mourir à l’époque de mon adolescence et plus tard.

Ma sœur me le dit d’une manière qui signifie (elle me l’a confirmé) qu’elle fonctionne avec les émotions, que les choses ne la touchent pas s’il n’y a pas d’intensité, qu’elle ne fonctionne pas dans l’intellect (ce qui est faux de mon point de vue, c’est sa façon de « botter en touche ») et qu’elle a du mal à me suivre parfois dans nos discussions. Ce qui me gêne dans son discours, c’est que pour elle la vérité est distincte de la logique, du rationnel… Je lui fait parfois remarquer qu’elle m’apparaît très « catholique », en faisant référence à la séparation, la discrimination souvent opérée entre corps et esprit dans certaines approches religieuses. Pour elle, les émotions sont plus proches de l’esprit et donc de la vérité, et l’intellect est plus bassement matériel et donc proche du mensonge et de l’illusion.

Je sais, je suis là dans un discours qui frise la justification, comme si j’étais sur la défensive. Ce n’est pas faux parce que depuis tout petit j’ai très longtemps (pendant plus de 35 ans) perçu mon père comme un être colérique, autoritariste, tyrannique, voire dictatorial (je parle bien de ma perception). Et la dernière fois que nous avons été en contact (juin 2008), pour une fois que j’avais enfin décidé de ne plus me comporter en personne soumise qui s’écrase devant ses attitudes d’intimidation, j’ai eu droit à des menaces de mort (« la prochaine fois c’est une balle dans la peau ») ; et quand j’ai fais référence à la violence dont il a fait preuve dans sa « pédagogie », il m’a répondu qu’il regrettais de ne pas m’avoir battu plus encore…

Il est né en 1942, est fasciné par les deux guerres mondiales du 20ème siècle (je sais, je l’ai déjà écrit); et depuis aussi longtemps que je me souvienne il a toujours collectionné des armes de ces périodes. La psychanalyse m’a aidé à mettre doucement à jour une peur panique inconsciente qui m’a occasionné de l’énurésie jusqu’à l’âge de 12 ans régulièrement, puis de moins en moins jusqu’à 15 ans… J’avais une peur aussi tenace qu’inconsciente qu’il veuille un jour me supprimer.

A l’âge de 5 ans, j’étais allé rejoindre (comme beaucoup d’enfants à cet âge) mes parents dans leur lit un dimanche de grasse matinée. Alors que je m’approchais de ma mère pour lui faire un câlin, il m’a repoussé a pris la place que je voulais prendre contre elle et m’a dit : « c’est pas ta maman à toi, c’est ma maman à moi… » Je sais maintenant que ce n’était pas méchant dans son intention, ce fut une provocation qu’il n’avait pas conscience de tenir de son propre manque « ancestral » d’affection maternel. Sa mère (ma grand-mère) n’a pas connu sa propre mère qui est décédée à l’accouchement, ne s’est jamais rappelée de son père qui serait mort de chagrin quand elle avait 4 ans, et fut élevée à la dure par des religieuses. Dans notre héritage de ce côté, religion catholique et tendresse ne sont pas exactement du même univers. Et donc, cette « plaisanterie » de mon père relevait vraiment plus des maux que des mots.

Donc, je peux comprendre qu’il y a des explications à ce qu’est devenu mon père, mais à 4 ou 5 ans, un enfant n’a pas l’humour d’un adulte, prend les choses plus au premier degré, et je vous assure que j’en ai un souvenir très clair de ce moment où l’accès à la tendresse de ma mère me fut interdite par une autorité qui prétendait que cette mère qui était la mienne était la sienne. Si l’objectif était la résolution du complexe d’Œdipe, c’était plutôt raté puisqu’il s’est en plus posé comme un enfant qui lui, même adulte, pouvait avoir accès à cette mère…

En fonction de son humeur, ses réactions à des événements ou faits sans importances pouvaient être parfaitement disproportionnées, et quand, adolescent, je commençais à vouloir me poser un peu mieux, comprendre, argumenter, par définition, en tant qu’enfant, face au père j’avais forcément tort et lui raison. Je ne vous raconte pas combien je me suis « torturé » les méninges pour tenter de revenir sur des considérations et rapports plus rationnels, proportionnés et rassurants.
Je ne vais pas me répandre à l’infini sur ce sujet, mais juste pour dire que l’expression sans retenue de ses émotions à lui est inscrite en moi comme synonyme de dangers et de souffrances.
Alors oui, j’ai pas mal musclé mon intellect dans ces expériences, c’était une question de survie pour moi. Je sais maintenant, qu’en partie, mon goût pour les « musiques du monde » parfois aussi improbables que des chanteurs de gorge Mongols accompagnés par des chœurs Bulgares, mon goût pour l’apprentissage de langues étrangères, ont été autant de moyens pour moi de me mettre à distance respectable, hors de portée du monde de mon père.

Alors j’ai beau comprendre et accepter la proposition de Dieu quand il propose de « perdre la tête », je réponds parfois à ma sœur que si ce monde est l’œuvre du pouvoir créateur de Dieu, alors il est en cohérence avec Lui. Tout ce que découvrent les scientifiques peut-être remis en question, mais les lois qu’ils établissent dans leurs observations de l’infiniment grand et l’infiniment petit s’inscrivent toujours mieux dans la Grande Cohérence Divine. La matière n’est pas l’ennemie de l’esprit, elle n’en est qu’une manifestation qui contient l’essence divine comme l’ADN contient l’intégralité de l’organisme, de l’être, comme la main, l’oreille, l’iris des yeux… L’infiniment petit renvoit à l’infiniment grand et inversement, et c’est la recherche de cette cohérence entre matière et esprit, entre intellect et sentiment qui me rassure plus que leur séparation, leur discrimination, plus que la condamnation de l’intellect au profit d’un émotionnel.

Mon père, est tellement convaincu d’être une victime contre laquelle son entourage et la société (pour faire court) seraient ligués, qu’il n’a même pas conscience des souffrances qu’il peut engendrer

Avant-hier, j’écrivais à ma sœur que dans nos inconscients culturels et religieux, la culpabilité rime avec condamnation, damnation, enfer et renonciation au salut.... et qu’à ce titre et compte tenu de son histoire, amener notre père à envisager son éventuelle responsabilité dans les souffrances des membres de sa famille (épouse et enfants) c’est comme tenter (à ses yeux) de l’amener à prêter le flanc à reconnaître sa culpabilité.

J’ai ajouté que cela allait beaucoup plus loin que de simples mots, que de simples considérations intellectuelles, cela touche à des émotions archaïques qui relèvent du domaine de la survie et du salut de nos âmes. Notre père est assez intelligent pour comprendre les choses dont on aimerait s'entretenir avec lui parfois ; mais il est trop en prise avec ces notions et émotions culturelles, religieuses et psychologiques pour simplement envisager une seconde une approche qu'il percevrait ou vivrait comme une mise en danger insupportable de lui-même ou de ce qu'il croit être.

J’estime m’en sortir tout de même mieux que lui. Je crois qu’il souffre beaucoup plus que moi, ma mère, mes frères et mes sœurs rassemblés (si j’avais un marteau… se serait le bonheur…)


En fait je vais surtout mieux, depuis juillet 2008, après ses menaces de mort, quand je lui ai signifié par un courrier de 11 pages, comment j’avais vécu ma vie jusqu’alors, et qu’au regard de cela et de l’impossibilité pour moi de changer quoi que ce soit à ces comportements qui vont en s’aggravant, par nécessité de me protéger, de me réapproprier ma propre vie, je prenais la décision de mettre un terme à notre relation, je le démettais de toute responsabilité paternelle à mon égard.
Je n’ai pas été tendre dans ce courrier, mais je m’y suis inspiré (en en plagiant littéralement l’introduction) de la déclaration de l’indépendance américaine que j’avais étudié en cours d’anglais au lycée en écrivant ceci : « Lorsque dans le cours des événements humains et familiaux, il devient nécessaire pour un individu de dissoudre les liens qui l’ont attaché à un autre et de prendre, parmi les puissances et les êtres de la Terre, la place séparée et égale à laquelle les lois de la nature et de la vie lui donnent droit et le destine, le respect dû à l’opinion de l’humanité et des siens requiert qu’il déclare, affirme et assume les raisons qui le déterminent à la séparation. »
Ce fut vraiment une étape importante pour moi dans la réappropriation de ma vie. Si je n’ai pas la grande forme ces temps-ci, c’était vraiment bien pire avant.

J’ai relu, dans ce blog, un des extraits des écrits de NDW : « Peur =Pensée Erronée Usurpant la Réalité ». En fait, Lénah, je comprends que tu m’invites et m’encourages à libérer et accepter mes émotions, mais en le faisant motivé par l’Amour. Les émotions dont je viens de parler concernant ma famille, relèvent plus de la peur que de l’amour. C’est certainement toute la différence dont il est préférable que je me souvienne (re-member).

A n’en pas douter, à la lumière de vos contributions, ce à quoi j’aspire, ce que je rêve de faire à titre professionnel reviendrait à matérialiser dans mon expérience et ma vie : l’expression d’émotions motivées par l’Amour, cet Amour qui n’est autre que la substance même de la cohérence de l’univers. Dans « motivation » comme dans « émotion » il y à la racine « motion » qui signifie « mouvement » ; motivé par l’Amour, mu par l’Amour… si ça c’est pas un des aspects de la vie… !
La peur est un acide qui dissout, désagrège la cohérence, la bienveillance et la conscience, au moins dans le regard, la représentation, les croyances que l’on entretien. C’est toute la substance de la xénophobie… De quel « autre » en moi ai-je donc si peur ?

Pour ne pas me perdre, j’ai beaucoup compté sur certains de mes professeurs au collège, puis au lycée. Parfois aussi sur les pères de mes meilleurs amis, dont celui qui m’a offert « Autobiographie d’un Yogi » de Paramahansa Yogananda. Ça, c’est un livre plein d’émotions. J’avais parfois l’impression de pouvoir enfin voir des choses rassurantes en moi, comme si ce livre fonctionnait comme un miroir de l’âme. Enfin les fenêtres s’ouvraient, enfin la lumière rentrait…
Puis un âmi béninois, trois ans plus tard, me dit que si je pouvais lire ce livre, alors j’étais peut-être prêt à lire « La Vie des Maîtres ». Là, les émotions se trouvaient confortées et rassurées par le scepticisme scientifique de . T. Spalding et ses amis.
Au début, j’étais moins impressionné par CAD, mais je fus progressivement interpelé par « l’abordabilité » de Dieu.
J’ai toujours les trois premiers tomes en livre de chevet, ainsi que celui que NDW a écrit ensuite « Nouvelles révélations »
J’ai aussi « Le pouvoir du moment présent » de Eckhart Tolle, mais en CD. Ce n’est pas exactement le même contenu que l e livre, mais c’est comme une mise en pratique audio, que je peux écouter et réécouter en vacant à d’autres occupations.
Parfois j’écris des choses qui me viennent à l’esprit, ou j’y pense en travaillant, en conduisant… comme si je le découvrais, le comprenais. Et à d’autres moments je lis des passages de CAD qui disent la même chose. Alors je me dis que je suis vachement balaise, quand-même, et ça me rassure autant que ça me fait plaisir. Ensuite, je me dis qu’en fait je ne me rappelais simplement pas l’avoir déjà lu avant. Alors, ça me fait quand-même plaisir, parce que si j’ai pu y penser sans me rappeler l’avoir lu quelque part, c’est que je ne l’ai pas seulement lu mais aussi en bonne partie intégré, fait mien…

Yants me rappelle : « que nous n’avons rien à faire de particulier sur cette Terre. Que la vie n’a pas de sens particulier si ce n’est celui que nous lui donnons. »
Je me rappelle qu’après pas mal de méditation (ou réflexions) sur le thème : « à quoi ça sert la vie ? », quand j’avais environ 19 – 20 ans, j’avais dit à ma mère : j’ai trouvé, la vie ça sert à être vécu !…
Et Soléa me parle de Théo qui dit : « devenir prêtre ? - Parfaitement ! Cette fonction me définissait au mieux. J’ai choisi ce qui était cohérent avec moi. »

Et je pense : « qu’aussi acceptable et compréhensible que soit mon activité actuelle aux yeux de la société (au sens large), il n’y a pas de raison que j’y sois à l’aise si cela n’est pas en cohérence avec moi. Je pourrais être en bien meilleure cohérence et permettre à Dieu (nous tous) de faire l’expérience la plus élevée de Lui-même, même en étant moins compris et accepté par la société. »

Le cœur bat et fait circuler le sang de la vie depuis bien avant que l’on ait compris et accepté son fonctionnement. Les ondes existent depuis bien plus longtemps que nos radios et autres téléphones portables .
« Quand tout change, changez tout » me conseille Elfe. C’est probablement le moment .

Oui, Soléa, Oui Lénah, mon âme est affamée d’autre chose, et c’est mon corps qui mange à sa place. Il croit peut-être lui faire ainsi des offrandes ? Comme si l’âme se nourrissait de la même chose !

Merci Soléa pour ton avis et tes encouragements. On dirait parfois, pour reprendre un peu de ton écrit, que : « ma vie semble se définir par une suite de noui et de ouin qui se succèdent comme des étapes altérées au bon développement de ma personnalité… »
C’est marrant cette pédagogie claire, bienveillante et rassurante dont fait preuve Théo qui est devenu prêtre, contrairement à mon père que ma grand-mère destinait pourtant à cette fonction, et dont, le cas échéant, je n’aurais pas eu vocation à être le fils.

Enfin Lénah, je reviens à tes éclairages : « Quand tu as ces désirs de faire quelque chose pour le monde extérieur, quels besoins cela nourrit-il en toi? Que ressens-tu? »
Le besoin de dépasser, conjurer le sentiment d’impuissance qui m’imbibe depuis si longtemps. Le besoin de ne pas baisser les bras, et puisque le besoin de changer quelque chose n’est pas satisfait en moi, j’essaye, pour compenser ou me donner bonne conscience de le satisfaire autour de moi.
Quand ce que je dis ou fais quelque chose qui fait scintiller l’œil, le sourire de quelqu’un, c’est comme s’il me disait : « je t’entends, et si je t’entends c’est que tu es là, bien vivant, et que tu as le pouvoir de modifier ton environnement.
Je te comprends Soléa quand tu écris que l’appréciation des gens quant à tes écrits est comme un salaire qui t’enrichit et te comble vraiment.
Je ne sais plus qui a dit ou écrit que le vivant se caractérise par les échanges qu’il a ou entretien avec son environnement. J’aime beaucoup cette affirmation qui souligne la consistance de la relation entre les parcelles de vivant autant que les parcelles elles-mêmes.
Mon corps semble être affamé de tout ce qu’il absorbe et consomme, mon âme est peut être affamée de transmettre, donner, aimer, rendre, sentir le prolongement, le lien… ?
Mais ça, c’est le « positif », quasi de la théorie. C’est pas ce qui me fait mal. Ce qui me fait mal, c’est le sentiment d’entrave, d’être entravé. C’est quand je veux dire quelque chose et qu’il n’y a pas de mots dans ma bouche pour ça, c’est quand j’appuie sur le bouton de la télécommande et que ça ne répond pas, comme s’il n’y avait plus de piles, c’est quand je clique quelque part et que c’est comme si j’avais pas cliqué, c’est comme quand j’appelle l’assistance technique et que j’ai le sentiment que c’est moi le client qui ait le sentiment de payer pour être au service du fournisseur, c’est quand je vois disparaître les barrettes de réseau justement au moment où j’approche le téléphone de mon oreille, c’est quand je me rappelle que je suis au régime seulement quand j’ai fini le paquet de chips, c’est quand j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui habite ce corps qui m’échappe dans le décor. C’est quand je ne m’appartiens pas et que la vie semble me rappeler que ma mère a « offert » un fils à son mari, comme on offre un objet à un enfant, c’est quand le torturé se découvre un sentiment ambigu d’amour pour son bourreau parce qu’il ne voit plus que lui, et que depuis des semaines, des mois des années, il n’existe plus socialement que dans cette relation où le seul regard sur lui, le seul témoignage de son existence est le regard de son bourreau, parce que ce qui l’a aidé à survivre c’est son combat pour ne pas mourir et qu’en l’absence d’ennemi, il craint de ne plus avoir de raison de vivre…
Je sens que ce que j’absorbe, ce que mon corps absorbe rempli une sorte de fonction de sécurisation : j’ai comme un chien enragé dans l’estomac, et tant que je lui donne quelque chose à rogner, sur quoi se faire les dents, ça ne fait pas de dégâts à l’extérieur. Ce que j’absorbe (beaucoup de thé au lait) me renvoit à la l’époque où, bébé, je tétais le sein de ma mère ; absorber un liquide chaud, doux, sucré, a un effet quelque peu anxiolytique (pas le liquide, mais le fait de l’absorber).
A une époque, j’avais entrepris un régime sous contrôle d’une diététicienne. Cela marchait bien. Mais j’ai fini par lui dire que j’allais arrêter car au fur et à mesure que je mincissais, je sentais monter une énergie qui se trouvait absorbé par une colère profonde et dont le blocage me faisait risquer une rechute dans la dépression.

Si j’apprenais qu’il ne me reste plus que trois mois à vivre, je crois que je serais cool de chez Monsieur et Madame ZEN, je crois que je cesserais d’avoir mal au dos et aux cervicales, ou du moins je ne m’en inquièterais plus.
Je me rappelle de moments très durs dans la phase dépressive que j’ai traversée en 2004-2006. C’est au moment où je décidais d’en finir (pas seulement « envisageais, mais vraiment « décidais ») que je commençais à être soulagé, léger, et que j’allais alors mieux.
Une fois que j’avais décidé de mourir, mes problèmes n’avaient plus d’importance, ne seraient plus les miens… et ne m’affectaient donc plus. Comme ils ne m’affectaient plus, je n’avais alors plus de raison d’en finir… C’est curieux quand-même !
Pour autant, je ne veux pas prendre le risque d’aller jusque là à chaque fois que j’ai envie de me soulager de mes problèmes, parce que c’est vraiment sérieux, je ne faisais pas semblant, et je ne voudrais pas trop prendre le risque d’aller jusqu’au bout… Au moins pour ceux qui restent.
J’ai un livre sur la communication non violente. Mais il semble que je l’applique plus avec les autres qu’avec moi-même…
Il est 3h22, il faut que j’aille dormir . c’est désormais tout ce que je ressens pour l’heure.
Merci encore beaucoup pour vos lumières. Ce sont comme des sachets de thé, ils vont continuer d’infuser, j’en reprendrai une tasse demain…
Amicalement.
Al'Un

P.S. Mon Dieu que je suis bavard !

En te lisant, je ne peux m'empêcher de réagir spontanément:
- Comment un être d'une telle finesse peut souffrir à ce point?
- Comment peux-tu encore culpabiliser de ne pas passer à l'action et mettre en pratique ton désir d'aider les gens, les guérir...alors que tu as tant besoin de réparation!( puisque tel était ton sujet de départ qui semblecurieusement avoir mis le feu aux poudres suite à nos réactions)
Car je pense qu'on ne peut aider personne tant que l'on n'est pas en paix avec soi-même (désolée mais le père Théo l'exprime tellement mieux que moi que je sens que je vais être obligée de t'infliger un autre extrait de mon livre à la fin de ma réponse... il te semblera peut-être un peu niais en comparaison à ce que tu vis mais je me sens plus à l'aise pour faire passer un ressenti à travers mon personnage)

- Je comprends que tu aies eu besoin de garde-fou (intellectualiser les choses) pour te garder de la folie. L'instinct de survie fait des miracles à court terme mais ne solutionne rien.C'est peut-être une manière de se déconnecter de la souffrance mais c'est aussi se déconnecter des cadeaux de la vie que Dieu veut à nouveau t'offrir... Tu ne peux pas faire l'économie du pardon pour passer à autre chose et si tu y es parvenu alors essaie de tourner la page. Pourquoi ressasser indéfiniment les blessures du passé ? Une fois connues et répertoriées, il faut les lâcher pour ne pas oublier de vivre au présent car le bonheur, c’est ici même et maintenant... jamais plus tard ou ailleurs...
"Les souvenirs douloureux devraient rester discrets pour ne pas fermer les portes aux nouvelles opportunités... Passer sa vie à repasser son passé... et elle passera... sans porter de fruits..." dit le père Théo

- Je comprends que le parcours normal expliqué par Théo ne soit pour toi que des noui et des ouin... tu n'es pas en train de passer la crise de la quarantaine tu es en crise permanente depuis ton plus jeune âge et je suis bouleversée de te voir ainsi supporter un tel fardeau et de continuer à marcher sur le fil d'une sensibilité extrême et justifiée. Car l'enfance est sensée être une période de construction et d'amour et non de destruction. La seule chose qui peut te sauver c'est de recevoir d'urgence ce qui t'a manqué. Alors à défaut d'une réparation immédiate et massive, ressens cette bouffée d'amour que je t'envoie et qui te vient de tout ceux qui ne font qu'Un avec toi.
Soléa

Cet extrait se situe juste avant celui que je t'ai envoyé:
"- Vous avez parlé de l’importance de nos pensées constructives père Théo mais j’aimerais comprendre pourquoi les miennes n’aboutissent jamais !
- Moi, c’est pareil ! coupa Alexis aussi sec. Pourquoi je n’arrive à rien ? Pourtant, je vous assure que mes pensées sont positives et profondes… autant dire une véritable obsession !
- Et là… doucement ! En voilà des pensées bien maladroites quand on voit comment vous évoluez tous les deux en ce moment !
- C’est vrai que ma vie a changé depuis que je suis là… reconnut Justine un peu gênée. Mais depuis dix ans que je me drogue… que de souffrances, de rechutes, de bâtons dans les roues !
- Que de persévérance… de volonté… de patience… de projets… de foi… Quel magnifique témoignage tu offres à tous ceux qui entament leur désintoxication ! s’exclama Théo avec tendresse et admiration. Il ajouta en souriant : Ai-je répondu à ta question ?
- Je suis stupide ! admit-elle d’une voix confuse. Mes préoccupations restent égoïstes donc petites comme mes pensées…
- Mais vous n’avez pas répondu à la mienne, père Théo ! ajouta Alexis avec agacement. Vous savez pourtant à quel point je suis motivé pour maigrir… J’ai essayé tous les régimes !
- Est-ce que tu te débarrasses vraiment de toutes ces pensées parasites qui peuvent nuire à la certitude que tu es en train de gagner la partie ?
- Comment pouvez-vous dire ça, père Théo ! protesta-t-il avec acharnement. Je ne pense qu’aux solutions ! Je me bats ! Je ne me complais pas dans mes problèmes de surpoids !
- Et hier… au manège ? Nahem m’a rapporté ton manque de confiance, ce manque de foi qui est exaucé, entretenu, perpétué…

Alexis cacha son visage dans ses mains pour dissimuler ses larmes. Il se rappelait les terribles paroles qu’il avait déblatérées parce qu’il ne parvenait pas à se hisser sur le cheval : « Je suis un incapable… un gros nul… je n’y arriverai jamais… je n’en vaux pas la peine… de toute façon personne ne croit en moi… et puis je suis moche ! » Désolé de lui infliger la dure réalité de ses pensées, Théo s’approcha l’entoura de ses bras pour le réconforter et lui murmura :
- Et pourtant, si tu voyais comme tu es beau… précieux… unique… digne d’être aimé ! Crois-moi ! C’est vrai ! N’en doute jamais !

Théo se releva et s’adressa alors à tous les jeunes :
- Tant que vous refuserez l’estime que vous méritez, tant que vous n’aurez pas foi en vous, tant que vous ne vous aimerez pas, ne cherchez pas à décrocher de la drogue, de l’alcool ou de toute autre addiction, vos efforts resteront des coups d’épée dans l’eau…

A l’écart, Martin trépignait, il décida de révéler sa douleur à son tour.
- Ah oui ? Mais alors expliquez-moi père Théo ! Mon père était chef d’entreprise, sûr de lui et confiant dans la médecine ! Pourtant il est mort d’un cancer après s’être battu des années en ne manifestant que sa volonté de guérir ! Jusqu’au bout, il a fait preuve de force… Pourquoi n’a-t-il pas été exaucé ?
- Mourir fait partie de la vie... amena Théo avec ménagement. Mourir est le dernier acte que nous accomplissons sur cette terre. Il ne devrait pas être la scène d’un conflit entre l’âme qui ne désire rien d’autre que de rentrer chez elle dans la vraie vie avec
la conscience du devoir accompli et l’égo qui résiste et refuse de quitter son enveloppe terrestre. Le passage de la vie à la vraie vie pourrait être moins long et moins douloureux si l’égo acceptait de lâcher prise. Il faudrait déjà que la médecine pense juste elle aussi, en abandonnant l’idée que la mort est un échec. En ce qui te concerne Martin, penser juste, consiste pour toi, à porter ton fardeau pas celui de ton père. Concentre-toi sur Tes actes qui épanouiront Ta vie ! Essaie de porter ta propre tâche avant de te charger de celle des autres.

Puis d’une voix tendre, il entreprit de clarifier leur tâche à l’intérieur d’un plan qui échappe à la majorité des hommes :
- …parce que ce long chemin ne fait que commencer… la vie suit un certain parcours... "[i][/i]


0 appréciations
Hors-ligne
Cher Alum, mon frère,

Je crois mon cher Frère que tu t’es perdu dans les méandres de tes souffrances de ton mental, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs. N’oublie pas que Dieu nous a fait créateur.
Nous sommes à la fois le créateur et la création !

Tout ce que tu vie ou ressent est le fruit de ta (et notre) création à un niveau individuel ou collectif, conscient ou inconscient. N’oublie pas la parabole de la petite âme que tu trouveras sur ce site, qui bien que consciente d’être un être de lumière, n’en avait jamais fait l’expérience et que pour se faire il lui fallait connaître l’obscurité, le contraire de ce qu’elle est. Il lui fallait attirer à elle toute l’obscurité de l’univers, rien que ça.

Enchantée de pouvoir réaliser cela, elle déchantât lorsque qu’elle vécue l’expérience, croyant que dieu l’avait abandonnée…

Aujourd’hui tu es dans cette obscurité que tu as appelée de tes vœux, comme nous tous. Dans ce voyage « ténébreux » et en maintenant merveilleux, nous avons oublié que nous étions des êtres de lumière, que nous sommes merveilleusement Dieu, LA VIE, dans toute sa splendeur.

Ton oubli est tel que tu as envisagé de mettre fin à tes jours, comme beaucoup d’entre nous, sur cette terre et sur ce forum à un moment de notre vie. Pour autant cela n’enlève rien au fait que nous restons des êtres prodigieusement merveilleux, en pleine création de notre propre oubli de nous mêmes.

Mon cher Alum, je suis en fait plus que ton frère, je suis toi, ou une autre partie de toi, et je viens te donner la main dans cette obscurité que tu as voulue et appelée de tes vœux, te dire, hé hé, mon frère, ton père, c’est moi, c’est TOI, il ne joue que le rôle que tu as voulu qu’il joue à un niveau dont tu n’es plus conscient aujourd’hui et au lieu de lui en vouloir ou de te faire un million de reproches sur ceci ou cela, bénie le pour ce rôle qu’il a joué et qu’il joue encore peut être, car grâce à lui tu as vécu une expérience fantastique de ce que tu n’es pas en réalité. Il t’offre la possibilité d’expérimenter le pardon.

Ce que je suis en train de te dire, ou plutôt de t’écrire, est valable pour toutes celles et ceux qui se sont exprimés sur ce forum, et qui ont vécu des histoires similaires, car nous sommes tous dans cet obscurité, et ma main (ce message) est offerte à toutes celles et ceux qui vivent mal cette expérience. Je viens en tant que frère, vous rappeler que nous ne sommes pas ce que nous croyons être lorsque l’on vit ces « mauvaises » expériences, sachant comme l’indique CAD, qu’il n’y a ni bien, ni mal, il n’y a que ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas…

Mon frère, pardonne moi d’insister, mais crois moi, ce mal être que tu exprimes est le fruit de ton mental, de ton égo. Porte ton attention sur le moment présent et tu verras qu’instantanément tous tes problèmes, de quelques natures qu’ils soient, disparaitront, je te le garantie car j’en ai fait moi-même l’expérience, le problème comme je l’ai exprimé sur un autre sujet sur ce forum (La clé, oui mais), c’est de rester connecté au moment présent à chaque instant de notre vie…

Tu peux passer ta vie à chercher le pourquoi du comment du ceci ou du cela est arrivé dans ta vie, avec l’aide de psychologues ou par d’autres personnes, peu importe, ce ne sera que d’autres égos ou mentaux qui t’expliqueront le « mécanisme ou les rouages » de ton propre mental, ce qui pourra t’apporter un mieux être momentané car ton mental (égo) aura compris un problème créé par lui-même, mais tu ne sortiras pas profondément du problème.

Si tu veux vraiment vivre sereinement et en paix, oublie le mental en te connectant au présent, en ressentant la vie lorsque tu feras cela tu sentiras qu’il n’y a autour de toi et en toi que de l’AMOUR. Quand tu es dans cet état de conscience, tu es merveilleusement présent. Et dans cet état de conscience, il n’y a que gratitude et donc pardon !

Comme toi et comme Soléa, et comme beaucoup d’autres ici certainement, nous aspirons tous à vivre une vie plus pleine, plus satisfaisante… Depuis de longues années je travaille à un projet « fou » d’envergure internationale, complètement novateur en matière de commerce et d’aide humanitaire ainsi qu’à la préservation de la planète. Ce projet n’a pas pu voir le jour jusqu’à présent faute de financement qui est le nerf de la guerre comme tu le sais, mais aujourd’hui, depuis que je vie de temps à autre au présent, je suis en train de financer ce merveilleux projet, les choses se débloquent après de longues années infructueuses.

Ce projet merveilleux, qui aidera une grande partie de l’humanité (n’ayons pas peur des mots), me rendra très certainement multimillionnaire ce qui me permettra prochainement de réaliser d’autres projets tous aussi fantastiques les uns que les autres. Eh oui, je foisonne d’idées plus fantastiques les unes que les autres. Mais pour cela il faut de l’argent et l’argent a fuit ma vie, et ce, toute ma vie, du moins jusqu’à présent.
Après de longues années afin que je comprenne ce que je viens de te dire, les choses se débloquent, l’argent est en train d’entrer dans ma vie parce que je suis prêt à le recevoir. Parce que, je me suis détaché du résultat. J’ai fini par lâcher prise…

Ce projet occupe une bonne partie de ma vie comme tu peux t’en douter, et pourtant, tout aussi merveilleux soit-il, il ne me procurera jamais un bien être aussi merveilleux que lorsque je suis PRESENT, merveilleusement présent, ne possédant rien, tout en étant TOUT.

Tendrement à vous tous mes frères et sœurs.

Yants
Que l'Amour soit ton bouclier !

0 appréciations
Hors-ligne
Alors que j’étais en train de te répondre, Soléa le faisait aussi de son coté, je viens de voir son message en actualisant la page. Je la rejoins également sur le message qu’elle te donne.

C’est se que je dis aussi mais d’une autre façon.

Tendrement à toi Soléa

Que l'Amour soit ton bouclier !

Chers Âmi-e-s,

Merci beaucoup pour votre amour à tous.

Si j’ai choisi l’enfance et la vie que je vis avec les épreuves qu’elles comportent, au moins je vois que j’ai aussi choisi de ne pas être complètement dans l’oubli de ce que nous sommes, de ce que Je suis vous et moi, puisque j’ai aussi choisi d’accueillir ce genre de communication dans cette même vie.

Soléa tu écris : « Comment un être d'une telle finesse peut souffrir à ce point? » Je ne suis pas sûr de ce que tu entends par finesse, mais si cela à a voir avec une forme de sensibilité, alors c’est peut-être en partie cette sensibilité qui détermine l’intensité du ressenti, de la souffrance aussi.

Tu as probablement raison, je culpabilise de ne pas passer à l’action, mais je pense que je souffre surtout de savoir que, comme le rappelle Yants, je suis le premier responsable, par mes choix, des souffrances dont je fais présentement et de longue date l’expérience.

En lisant ton message, il m’est revenu le sentiment d’empathie, voir de compassion, quand je vois une vidéo de quelqu’un qui est monté dans une attraction de fête foraine (le genre qui soumet les corps à de fortes sensations, qui retourne l’estomac) et qui hurle parce qu’il veut qu’on arrête le « manège » pour le laisser descendre. Mais voilà, il a accepté de s’embarquer, il a payé pour ça comme d’autres, et on ne va pas arrêter l’attraction juste pour lui ou elle. Je ne crains pas ce genre d’attraction, mais je connais tellement bien cette sensation : « OK, c’est bon, j’ai payé, je voulais faire l’expérience, mais ça va j’ai ma dose, ça suffit, j’ai changé d’avis, je ne veux pas aller plus loin… » ça me prend à la gorge rien que de l’écrire ! « Arrêtez la Terre de tourner, je veux descendre !!!» Hi-hi !
On en rit toujours plus après que ce soit passé.

Je ne suis pas sûr non plus de ce que tu entends par « … ton sujet de départ qui semble curieusement avoir mis le feu aux poudres suite à nos réactions », mais au cas où, je te rassures, en dépit de l’intensité de mes propos (au travers desquels je me dévoile à fleur d’intimité), je suis heureux de vos réponses et réactions, les miennes ne me suffisaient plus, n’étaient plus adaptées ou ne fonctionnaient plus au regard de ce que je prétends rechercher maintenant. Merci beaucoup pour vos « piqûres de rappel ».

J’ai effectivement, pendant longtemps, été dans le désir d’aider les gens (peut-être les guérir) mais je comprends désormais que la partie de moi qui voudrait les aider est souvent celle qui n’arrive pas à m’aider moi-même. Plus en harmonie avec l’idée que je me fais de l’être humain, c’est la partie de moi qui recherche une dynamique de partage, de coopération, que je voudrais développer, manifester, dont je veux faire l'expérience.

Aider les gens avait pour fonction cachée de me mettre en position apparente de celui qui se présente comme meilleur, mieux développé ou évolué… supérieur ? pour compenser un sentiment ou un complexe d’infériorité. Pour cela j’avais besoin que d’autre soient en difficulté, inférieurs pour légitimer la relation valorisante pour moi sur laquelle je comptais.

M’inscrire dans une dynamique de coopération me permet d’être dans un rapport plus équilibré d’égal à égal dans la perspective d’atteindre, réaliser un objectif commun. Être en relatin avec toi comme avec moi. Tu as raison, la seule ou première personne qu’il convient d’aider c’est d’abord soi-même. Et m’agripper à mon travail actuel comme si j’avais peur de tomber dans le vide, m’apparaît comme tout sauf de l’aide à moi-même, sauf si je veux m’aider moi-même à aller plus loin dans l’expérience de ce dont je dit souffrir…
Je vois plus de sagesse que de niaiserie dans le témoignage de Théo. Merci pour cela aussi.

Je garde encore cette question au sujet du mental, de l’intellect, de l’intelligence : est-ce que je vous comprends mal, est-ce que j’interprète ou fait l’amalgame avec d’autres perceptions, ou entends-je bien que ces trois aspects sont incompatibles ou en contradiction avec l’expression de ce que j’estime être l’idée la plus grande et la plus élevée de ce que je suis ?
Faut-il que les choses soient toutes vraiment inscrites dans un schéma d’opposition, de contradiction ? Comme le témoignage que j’ai abondamment reçu de très nombreux couples quant à la relation homme-femme ? Est-il vraiment plus question de sexes opposés ou plutôt de sexes complémentaires ? Les mots n’ont beau être que des mots, des représentations intellectuelles ou mentales, certes limitées, ils en disent tout de même long sur les représentations et croyances que nous mettons en œuvre, dans la « réalité » que nous créons et produisons.

D’accord, cela ne doit pas pour autant me dispenser d’envisager aussi vos conseils tels que vous me les formulez, en dehors de ces approches auxquelles je suis habitués mais qui n’ont rien d’essentiel au regard de ce à quoi j’aspire.
Mais ce que j’aime avec CAD, notamment, c’est que tous ces mots organisés en phrases ont un vrai sens, tiennent debout, restent à l’épreuve de la rationalité, de la réflexion, et sont particulièrement cohérents quand on les considère en toute objectivité.

Pour expliciter ce que j’entendais en utilisant ces mots déformés : « noui » et « ouin », je voulais dire qu’à l’étape où il était approprié de prononcer « non », je n’osais pas le faire et je restais dans un compromis ; de même à l’époque de prononcer des « oui » je ne le fais pas non-plus clairement et… (à la relecture de ta phrase, je comprends que tu m’as sûrement bien compris).

Non, décidément, le témoignage de Théo ne m’apparaît pas niais. Cela me fait penser à un récent échange de mails entre ma sœur et moi. Elle me reprochait d’être quelque peu naïf dans mon refus d’abonder comme elle dans une perception quelque peu populiste et « complotiste » de la société politique, économique dans laquelle nous vivons. Je m’étais probablement mal expliqué, mais j’essayais de lui dire que je m’intéresse de plus en plus au pouvoir que l’on a, acquière ou retrouve quand on observe et recherche quelle est notre part de responsabilité dans ce qui se passe, notamment en termes de mise en œuvre de nos croyances (dans un autre domaine, c’est ce que toi Yants tu m’invites et m’encourages à faire en me rappelant que si je l’ai oublié, ce que je vis est tout de même le résultat de mes (nos) choix).
J’essayais donc de dire à ma sœur qu’il me paraissait plus naïf de n’envisager que de demander aux autres (politiciens, acteurs économiques, …) de changer pour nous (comme si nous n’en faisions pas partie).
De même il serait plus naïf de ma part d’espérer changer mon père au prétexte (c’est le bon mot) de mes souffrances ; alors qu’il est bien plus réaliste d’envisager l’application de ce que vous me recommandez au contraire : « change toi-toi-même », « aide-toi toi-même », « change tes propres regards, tes propres croyances, tes propres pensées créatrices », « fais de nouveaux choix »....

Tout ce que vous me transmettez, je l’ai déjà lu… puis oublié, et en lançant mon sujet, c’est bien vos réponses pleines d’amour et justes parce que dénuées d’apitoiement (ça je sais faire tout seul) que je suis venu chercher, dont j’ai vraiment besoin pour me rappeler.

Comme tu le dis Yants, nous connaissons tous ces passages forts en sentiments et sensations désagréables ; et j’espère comme toi que notre échange réponds aussi à ceux qui nous lisent avec leurs propres questionnements à ces sujets.

Oui, merci frère Yants pour ce témoignage d’amour envers toi-même quand tu manifestes cette simplicité ni prétentieuse, ni trop modeste, d’affirmer clairement, ce qui sonne aux oreilles de mon âme comme quelque chose de juste : ton projet « fou » d’envergure internationale.
Peut-être avons-nous le même projet… sûrement cela est le même projet, sûrement mon projet est ton projet comme je suis toi qui es moi sous différentes expressions de Soi, de Dieu.
La question financière que tu évoques m’intéresse aussi beaucoup. Et à ce titre je pense de plus en plus à ne plus parler de « nerf de la guerre », mais de « nerf de la Paix, » car après tout c’est bien à cela que nous le destinons.
Dans mes recherches, d’apparences mentales et intellectuelles, je prends un certains plaisir à déconstruire les schémas véhiculés par nos éducations, nos cultures, nos préjugés, nos médias pour tenter de les reconstruire (créer de nouvelles représentations, croyances, pensées créatrices) en cohérence avec la destination vers laquelle je souhaite aller.
Dans ce que j’ai commencé à écrire, je vais peut-être commencer par ce sujet, à priori, pas très glamour et romanesque : l’économie. Mais bon, c’est un autre sujet… ce n’est pas l’objet exacte de ton message qui est au contraire (si je te comprends bien) : « l’argent est en train d’entrer dans ma vie parce que je suis prêt à le recevoir. Parce que, je me suis détaché du résultat. J’ai fini par lâcher prise… mais il ne me procurera jamais un bien être aussi merveilleux que lorsque je suis PRESENT, merveilleusement présent, ne possédant rien, tout en étant TOUT. »

Autrement dit, qu’importe la destination que je me fixe, que je choisis, ce n’est pas en me mettant dans un état expectatif qui manifeste la pensée créatrice d’alors : « je ne suis pas arrivé… » que j’y arriverai, mais en exprimant, en prononçant maintenant et ici la création de cette expérience que je choisis de vivre : « être dans l’état de présente abondance qui me permet d’en rayonner au travers, de ma vie, d’un projet, d’un blog… comme vnous tous ici là.

Bon, il est minuit, je m’en vais confier mon corps et mon esprit à la divine inconscience, et laisser le fruit de nos généreux échanges infuser encore et encore. La prochaine fois je parlerai du pardon.

Mais tout de suite : un bon thé d’oreiller…

Je vous aime tous. Al’Un

0 appréciations
Hors-ligne
Mon cher Frère,

Pour conclure mes propos et notre échange, je te rappellerais simplement ce que Dieu dit dans CAD et je t’invite à bien méditer la dessus :

Si tu as besoin de quelque chose, tu ne pourras le recevoir, car demander c’est poser l’absence, c’est affirmer qu’il y a un manque. C’est ce genre d’affirmation qui produit l’expérience, car ta pensée est créative et ta parole est productive, et ta pensée et ta parole mises ensemble sont d’une remarquable efficacité pour donner naissance à ta réalité. Par conséquent, tu feras l’expérience de ce que tu crois être un manque, donc du besoin.

NDW lui posa cette question : Cela veut-il dire que je ne peux rien demander de ce que je veux ? Es-tu en train de dire que le fait de prier pour une chose l’éloigne de moi, en réalité ?

Dieu lui répondit : C’est une question qu’on a posée à travers les siècles et qui a reçu une réponse à chaque fois. Mais tu n’as pas entendu la réponse, ou tu ne veux pas la croire.

Voici à nouveau une réponse à cette question, en terme actuels, et dans le langage actuel :
Tu ne recevras pas ce que tu demandes et tu n’auras rien de ce que tu veux parce que ta demande est l’affirmation d’un manque, et le fait de dire que tu veux quelque chose ne sert qu’à produire cette expérience précise (le fait de vouloir) dans ta réalité.

Par conséquent, la prière adéquate n’est jamais une prière de supplication, mais une prière de gratitude.

Lorsque tu remercie Dieu à l’avance pour l’expérience que tu choisis de faire dans ta réalité, en fait, tu reconnais qu’elle s’y trouve… en réalité. Par conséquent, la gratitude est l’affirmation la plus puissante faite à Dieu ; une affirmation à laquelle J’ai répondu avant même que tu le demandes.

Par conséquent, ne supplie jamais. Apprécie.

Et je rajouterais, tu ne pourras apprécier que si tu es PRÉSENT.

Bien à toi moi Frère.

Yants
Que l'Amour soit ton bouclier !

Cher Alun,

Tu n’es pas sûr de ce que j’entends par finesse… pourtant tu saisis à la perfection ce que je dis et ta façon de le repréciser révèle que tu cherches à t’en persuader comme si cela n’était pas pour toi. Alors je te redis : tu exprimes à la fine pointe de l’âme ton extrême sensibilité, c’est une belle qualité que tu nous avons sans doute en commun sur ce blog et que nous payons cher en fragilité et en tourments mais j’imagine que nous avons choisi d’expérimenter un passage terrestre fort en ressentis… et nous sommes largement servis !

Je remarque que tu insistes beaucoup sur la responsabilité de tout ce qui nous arrive. Libère-toi de l’idée que ce que tu vis est le résultat de tes choix. Non pas que je remette en question cette idée largement exprimée dans CAD mais j'aime pas l’idée qu’il faudrait aussi payer et culpabiliser pour avoir si mal choisi !

Je retrouve ici ta façon d’intellectualiser les idées de CAD. Peut-être vais-je te choquer ? Mais personnellement je me détache de tout enseignement ( y compris ceux de CAD) car ce qui importe n’est pas ce qui conforte l’intellect (notre esprit) mais ce qui nous parle en vérité (notre cœur).
Je fais dire au père Théo dans mon récit : « Surtout n’absorbez pas mes paroles sans les passer au crible de votre conscience ! On a déjà suffisamment introduit de fausses vérités dans votre esprit... mais écoutez votre cœur et peut-être que vous y reconnaîtrez tout ce que je porte dans le mien. »
" Au cœur de tes intuitions,
Dieu ne cesse de murmurer Sa Vérité.
Alors cesse de clamer tes certitudes religieuses.
Ecoute la Source, au cœur de ton cœur,
Laisse Dieu en toi, se révéler. »
Préfère ce lien flou, fragile, ténu, imperceptible,
ce contact précieux qui fait de Dieu
ce bel inconnu si proche.
Préfère tes pensées les plus sages aux pensées
toutes pensées d’avance qui t’évitent de penser."


Se dire : Ce que je vis, je l’ai choisi… reviens à penser donc je le mérite...
Alors là non, je ne le crois pas! J’ai voulu à travers l’extrait d’hier te faire ressentir combien il est dévastateur de se dévaloriser et mon père Théo redouble de persuasion pour redonner confiance en ses jeunes. Il les baigne littéralement de son affection pour les réconcilier avec eux-mêmes ( étape incontournable avant de leur demander de se réconcilier avec les autres)
Peut-être dois-tu commencer par t’aimer toi-même, te pardonner, te libérer de toute culpabilité et de toutes expériences passées ? Une fois vraiment libre, tu pourras apprécier chaque instant sans réserve et avancer sans crainte sans préjugés sur un chemin lumineux, joyeux et protégé.
Tendre amitié à toi et à Yants qui vient de se manifester.
Soléa

0 appréciations
Hors-ligne
Chère Soléa,

Il est toujours très doux de te lire et tes conseils sont pleins de sagesse.

Cependant, et pour avoir vécu des moments difficiles dans ma vie, comme tout le monde sûrement, j’ai moi aussi reçu des conseils de même nature que ce que tu donnes à Alum, mais lorsqu’on est pris dans cet engrenage, il est difficile de sortir (la tête) de ce dernier si on ne comprend pas que c’est notre égo, notre mental, qui pour exister à besoin de créer des pensées, qu’elles soient, de dépréciation de soi, de culpabilité, ou plus grave encore d’envie d’en finir avec la vie, si on ne perçoit pas l’Amour qu’il y a en nous et autour de nous. Que nous sommes TOUT ce qui est. Qu’il n’y a que de l’Amour partout, même quand ça ressemble à autre chose.

Cet état de conscience ne s’acquière qu’en étant présent. Peu importe par quelle méthode de méditation, cela dépend de la sensibilité de chacun, mais il est important de comprendre qu’on ne peut arrêter de culpabiliser ou qu’on ne peut se pardonner et s’aimer que lorsqu’on est conscient que nous sommes la VIE, qui est indissociable, de l’AMOUR, du BONHEUR, de la JOIE…

Le mental, l’égo ou l’intellect, a besoin d’analyser, de comparer, etc… Il ne peut faire cela qu’en vivant dans le passé ou le futur, il ne peut le faire dans le présent, c’est impossible, c’est donc la mort pour lui, c’est pourquoi il nous est si difficile de vivre dans le présent, car notre mental, notre égo, ne veut pas mourir, il met donc toute son énergie pour vivre dans le passé ou le futur.

Ainsi nous vivons dans un monde irréel, d’où l’incohérence de ce dernier qui entraine l’humanité dans des conflits perpétuels, un mal de vivre…

Il est important de s’éveiller au monde du présent qui n’est qu’harmonie et perfection, pour enfin vivre libéré de la culpabilité… pour enfin apprécier la vie et s’apprécier soi même.

Sans ces prises de conscience, il est très difficile, voir impossible de sortir de l’enfer que notre égo, notre mental nous fait vivre. Il me parait donc important d’expliquer comment atteindre le chemin lumineux dont tu parles, car en réalité il n’y a pas de chemin, il n’y a qu’un état d’être et c’est depuis cet état d’être que nous expérimentons la vie.

Tendrement à toi

Yants
Que l'Amour soit ton bouclier !

Cher Yants,
Je pense que nous sommes profondément d'accord sur le fond et je dois m'empresser d'ajouter que mes bons conseils sont évidemment plus faciles à dire qu'à faire (toutes mes excuses auprès d'Alun si j'ai fait preuve de prétention suffisante, je suis la première à connaître les moments de doutes…) mais j'aimerais tellement que tout le monde goûte à cet état d’être qui ne s’acquiert pas à coup de volonté… je suis parfaitement d’accord !
On peut appeler cela, la grâce, la foi, la conscience que tout est bien, tout est à sa place malgré les apparences. Et même si je pouvais transmettre cet état d’être d’un coup de baguette magique, ce ne serait pas bénéfique dans la mesure où chacun a son propre cheminement à faire. Le témoignage semble être un soutien non négligeable, c’est ce que j’ai voulu faire en créant le père Théo qui en manifestant sa paix, son amour, sa joie intérieure contamine tout son entourage de bonheur.
Merci Yants d’avoir éclairé mes propos et aussi pour ta signature qui résume tout :
Que l'Amour soit ton bouclier !
Soléa

0 appréciations
Hors-ligne
Chère Soléa,

Je regrette que tu es mal interprétée mes propos, car je n’ai jamais insinué que tu es pu faire preuve de prétention. Décidément, ce mode de communication ne semble pas me convenir, puisque déjà dans le passé, sur ce même forum, mon intervention dans une discussion a fait l’objet d’une polémique à mon encontre.

Je suis désolé que quelque chose que j’ai pu écrire t’ais laissé croire que je pouvais penser que tu es pu être prétentieuse. Bien au contraire, je suis convaincu que tes messages adressés à Alun ne peuvent que lui faire du bien.

Mais contrairement à ce que tu penses, je crois pour en avoir fait l’expérience, qu’il faut une part de volonté pour être heureux. Etre heureux, cela s’acquière par la volonté d’être conscient.

Je voulais simplement faire passer ce message, et souligner que donner les agréables conseils que tu donnes avec amour, je n’en doute pas une seconde, peuvent ne pas suffire, si on n’explique pas comment les mettre en oeuvre.

Dire à quelqu’un qu’il ne devrait pas culpabiliser ou de s’aimer, de retrouver confiance en lui c’est bien, mais lui expliquer comment il peut le faire, me semble plus efficace.

C’est pourquoi il me parait intéressant, même essentiel, d’indiquer comment faire. Car même avec la meilleure intention ou les plus beaux conseils du monde et la plus belle des consolations, aussi douce que tu puisses donner comme tu sais le faire si bien cela ne sera pas aussi efficace que d’expliquer comment.

Mais bon comme je l’indique plus haut, il semblerait que ce mode d’expression qu’est le forum ne soit pas fait pour moi, et qu’en voulant bien faire, je mette les pieds dans le plat.

Encore une fois je suis désolé.

Tendrement à toi

Yants
Que l'Amour soit ton bouclier !
blogmaster

Yants, cher ami, il n'y a eu de ta part aucune insinuation que Soléa aie été prétentieuse ou suffisante; je n'ai pas perçu non plus la moindre affirmation de Soléa en ce sens: juste une affirmation très humble de sa part, à l'attention de Alun, pour le soutenir dans la difficulté à appliquer ces sagesses prodiguées dans vos posts plus haut... la communication est parfois un exercice difficile, toute l'expérience humaine en témoigne; ne te déprécies pas pour autant: ton apport sur ce blog est considérable et fait beaucoup de bien... il m'inspire!

J'ai voulu aussi formuler une réponse à Alun, mais je ne vois rien d'essentiel à rajouter à vos réponses. l'essentiel étant de se reconnecter à son être intérieur, ce que Eckhart Tolle appelle la présence.

Lorsque le père Théo de l'histoire de Soléa affirme "Tant que vous refuserez l’estime que vous méritez, tant que vous n’aurez pas foi en vous, tant que vous ne vous aimerez pas, ne cherchez pas à décrocher de la drogue, de l’alcool ou de toute autre addiction, vos efforts resteront des coups d’épée dans l’eau… ",

c'est aussi une façon de dire que c'est de l'intérieur que doit venir le changement.

Si les méthodes de Eckhart Tolle sont sublimes et efficaces pour se recentrer sur son être, je peux aussi rappeler que le livre "messagers de lumières" de Neale est aussi une bonne marche à suivre. L'as-tu lu, Alun? Tu pourras en tout cas en trouver un résumé sur ce blog dans l'article "porteur de lumière". lien:

http://conversationsavecdieu.blog4ever.com/blog/lire-article-94744-270135-les_porteurs_de_lumiere_d_apres_.html

Divinamicalement.

0 appréciations
Hors-ligne
Cher Blogmaster, Mon Frère,

Merci pour tes lumières, me voila rassuré.
Merci également pour ton rappelle "messagers de lumières"

Je te souhaite une excellente journée.

Bien à toi mon frère.

Yants
Que l'Amour soit ton bouclier !

Bonsoir chers Âmi-e-s,

En postant mon premier message, j’avais effectivement une certaine « soif de réponses », mais j’étais loin d’imaginer en recevoir autant ! Directement ou indirectement. Merci.
Soléa, comme ta question (- Comment un être d'une telle finesse peut souffrir à ce point? ) semblait exprimer une incompatibilité entre finesse (sensibilité) et souffrance, je souhaiter vérifier si je l’avais bien lue et si je te comprenais bien. Merci donc de me confirmer que j’ai bien compris ce que tu entendais par « finesse ». Mais du coup, je comprends moins pourquoi tu écris : « ta façon de le repréciser révèle que tu cherches à t’en persuader comme si cela n’était pas pour toi. » Parce que je suis de longue date persuadé de ce que, quelque soit ma finesse, on peut bel et bien souffrir à ce point. Ce dont je voudrais en revanche me persuader, c’est de « comment un être d’une telle finesse peut aussi très bien ne pas souffrir à ce point (sans pour autant se rendre insensible) ? »
Bon, il n’y a cependant pas matière à polémique ; je sens très bien dans ton expression, comme dans celle de tous ceux qui écrivent là, il y a bien au-delà des mots, un non-verbal « presque » palpable, bien intentionné et débordant d’amour. Yants et beaucoup d’autres participants à ce blog soulignent régulièrement les limites de ce mode d’expression dans lequel on n’entend pas le ton sur lequel quelque chose est exprimé, les expressions du visage qui complètent et prolongent les mots dans des formes plus directes d’échange.
Ainsi, j’entends tout de même très bien, me semble-t-il, ce que tu exprimes globalement en disant que tu te détaches de tout enseignement. Je suis d’accord qu’en fin de compte, ce qui compte c’est ce qui nous parle en vérité (dans notre cœur) et non pas en conformité à une forme imposée ou limitée. Il se trouve que chez moi (dans ma conception), l’intellect n’est pas un mal, n’est pas connoté comme quelque chose d’inférieur ou d’incompatible avec ma démarche spirituelle, pas plus que le rationnel, ni même parfois le mental. Ce ne sont jamais, pour moi, que des canaux pas complètement bouchés, par lesquels la vibration d’un message, d’un sentiment, d’une vérité arrivent plus aisément à se frayer un chemin jusqu’au cœur de mon âme ; laquelle me renvoit alors (parfois sous forme d’un puissant frisson, j’adore ça) une sorte « d’accusé de réception ». Il y a des visuels, des olfactifs, des tactiles, des émotifs, des littéraires, des rationnels… des chrétiens (j’aime ceux de « La vie des Maîtres »), des musulmans, des juifs et tant d’autres. Et les plus proches de l’expression la plus élevée de Ce et de Qui ils sont vraiment sont plus proches les uns des autres que leur voies respectives. J’aime qu’il y ait des gens qui aient des voies, des modes d’accès, des chemins différents, ça me permet de me dire que le fond, la vérité ultime recherchée ne réside pas dans ces formes, mais dans ce à quoi elles peuvent donner accès.
Je n’en retiens pas moins vos conseils, comme celui de Yants quand il me rappelle qu’au moment où j’ai lancé ce sujet : « Je crois mon cher Frère que tu t’es perdu dans les méandres de tes souffrances de ton mental, comme beaucoup d’entre nous d’ailleurs. N’oublie pas que Dieu nous a fait créateur. Nous sommes à la fois le créateur et la création ! »
Car, en effet, les mêmes canaux que j’affectionnent peuvent aussi très bien m’emmener dans des méandres d’une grande confusion, celle contre laquelle j’ai sollicité vos lumières bienveillantes. Et dans ce cas aussi, je suis largement servi !!
Je constate bien que dans l’atmosphère de ce blog, il n’y a pas, je ne rencontre pas, les discours qui me crispent parfois dans d’autres contextes prétendument spirituels, alors que plus sûrement religieux (au sens institutionnel du terme). Mais il est vrai que beaucoup de « prophètes », « disciples », « fidèles » ou autres prétendus « serviteurs » de Dieu, encouragent ceux à qui ils s’adressent à se départir de toute réflexion, de tout usage de la raison, de toute analyse, et de boire sans filtre les belles et séduisantes vérités qu’ils déversent. On trouve cela dans beaucoup de religions, et beaucoup d’égarements non moins dommageables en résultent aussi parfois.
A ce propos, ce que dit Père Théo, et à quoi j’adhère vraiment, me paraît admirable. Si c’est bien ce que je fais, je ne vois toujours pas en quoi ma façon d’intellectualiser les idées de CAD m’éloigne de leur substance. Je veux bien admettre que ma façon d’intellectualiser d’autres choses (mes problèmes par exemple) est de nature à m’éloigner des brillants enseignements de CAD et d’autres. Toi, Soléa, Lénah, Elfe Bleue et Frère Yants avez su m’aider à prendre du recul pour y voir plus clair.
A ce moment, au risque de me tromper, j’imagine bien Yants me répondre (au sujet de ce que j’ai écrit deux paragraphes plus haut), et je pense qu’il aurait raison, que nombreux sont ceux qui aspirent à ce qu’on les dispense de réfléchir ou de faire usage de raison, qui préfèrent les commodes fast-food de la soi-disant « spiritualité » où on leur sert du prêt à croire sur parole. Ceux-là ont donc aussi leur responsabilité, au moins dans le choix qu’ils ont fait de préférer cette approche apparemment (illusoirement) plus commode.
En supposant que je me trompe, je comprends cependant ce qu’il entend par « responsabilité ». Je pense qu’il entend la même chose que moi. Je ne tiens pas à me libérer de l’idée que ce que je vis est le résultat de mes choix. Parce que quand je parle de « ma responsabilité » je ne sous entends pas qu’il me faudrait payer et culpabiliser pour avoir si mal choisi. Dans mon esprit, « responsabilité » et « culpabilité » ne sont vraiment pas synonymes. Je pourrais me sentir plus coupable d’irresponsabilité que de responsabilité.
J’essaye de te taquiner Frère Yants, mon égo non-plus n’aime pas qu’on lui prête des propos et des intentions qui ne sont pas les sien(ne)s. Je ne peux pas prétendre savoir ce que tu penses. Mais je continue donc sous couvert de ma seule responsabilité :
La responsabilité confère un pouvoir : celui de reprendre les rênes de sa vie en intervenant dans les domaines et les dimensions qui nous concernent et nous reviennent. Me dire « Ce que je vis, je l’ai choisi, pour moi ne reviens pas à penser que je le mérite (il n’y est plus question de mérite ou de faute), mais cela reviens à rechercher comment je peux reprendre le contrôle en prononçant de nouveaux choix.
Il n’en reste pas moins que comme tu me l’indiques, comme Frère Yants à sa manière, j’ai certainement à méditer sur le rôle de la dévalorisation et du manque d’amour de Soi comme cause de ces soucis que nous semblons traverser tous chacun à notre façon dans certains moments de notre vie. Et mon idée de la responsabilité n’exclue pas que j’aie par ailleurs un contentieux à solder en terme de sentiment (illusion) de culpabilité. Merci pour ces rappels.
Frère Yants, dans mon utilisation de mon mental, de mon intellect, avec le grain de sel que mon égo ne manque pas d’y mettre, je sais que mon besoin d’analyser, de comparer consiste à une sorte de gymnastique entre passé et éventuel futur. Un de mes grands plaisir est quand grâce à eux j’arrive à distinguer entre le passé et le futur qu’ils désignent la présence du Présent. De même qu’entre un chrétien, un musulman, un athée, j’arrive à faire abstraction de leurs apparentes différences pour distinguer ce qu’ils ont, au contraire, de plus Grand en commun, faute de parvenir à les « conjurer », j’arrive à les utiliser. Parfois, aussi, tu l’as remarqué, ils arrivent à m’abuser…
Et je reconnais, que les moments où j’arrive à me sortir de « l’enfer » de l’égo, c’est surtout quand je relâche tout pour m’abandonner à ce moment présent que tu évoques à juste titre.
Soléa, ne crains rien, je ne perçois aucune prétention suffisante dans tes propos bienveillants. Tu exprimes ce qui te paraît opportun ou approprié au regard de ce que tu lis de mes écrits. Je n’attends pas la « perfection » de mes interlocuteurs. Quand bien même ils étaient parfaits, je reste responsable de l’imperfection de ma perception.
Par exemple, peut-être qu’il est plus juste d’écrire : « j'aimerais tellement que tout le monde goûte à cet état d’être qui ne s’acquiert pas à coup de volonté… » Mais je choisis de comprendre ta phrase comme si tu avais écrit : « ne s’acquiert pas QU’à coup de volonté » ça me parle mieux. Parce qu’effectivement, dans mon expérience, le fait de vouloir n’a que rarement était l’ingrédient le plus déterminant dans l’atteinte de mon objectif.
Les cyclistes connaissent bien ce phénomène : ils roulent sur le bord de la route, il aperçoivent un cailloux plus loin, ils se disent il ne faut pas que je roule sur ce caillou, je ne veux pas rouler sur ce caillou, et… finalement ils roulent quand-même dessus. Combien de fois cela ne m’a-t-il pas exaspéré quand cela m’arrivait ! Jusqu’à ce que je comprenne pourquoi : en dépit de mon discours intérieur, ce qui prédominait en moi était l’image de ma roue en train de rouler sur ce caillou que je « voulais » éviter. Et donc, ce qui se passait n’était pas ce que je voulais (ou pas) mais ce à quoi j’accordais mon attention, mes pensées créatrices…
Pour autant, j’ai l’habitude de dire, dans des contextes moins spirituels, que s’il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, il n’y a pas vraiment de raison de pouvoir ce que l’on ne veut pas. Alors, après on peut discuter sur le verbe : vouloir, désirer, exiger, affirmer, manifester, créer, provoquer, choisir… On peut trouver là matière à polémiquer, à ne pas être d’accord tout autant que matière à se comprendre dans le fond. Merci donc pour le témoignage de ce Père Théo en toi.
Frère Yants, tu as raison, je pense : ce forum n’est pas fait pour toi, c’est toi qui fait beaucoup pour ce forum.
Blogmaster, merci à toi pour tes conseils de lecture. Je viens de recevoir trois livres de Neale que je n’ai pas lu (« Le petit livre de la Vie », « Quand tout change, changez tout » et un autre sur l’abondance…) « Messagers de lumières » fera partie d’une lecture à venir. En attendant je vais lire le résumé que tu m’indiques.

Bon, j’avais prévu de parler de « pardon ». Celui qui concerne mon père a été et reste formulé. Ce n’était pas le plus lourd fardeau à déposer. Celui qui me concerne, c’est autre chose, l’autre côté de la médaille. Peut-être une autre fois. A moi de trouver ce moment qui s’appelle ici et maintenant…

Tout mon l’âmour dont je suis capable à vous tous.
A l’Un

Face à nos limites humaines et celles des mots, nous avons un coeur pour tout réparer pour tout englober...

Merci Alun pour toutes ces précisions d'une justesse remarquable. Je ne veux rien y ajouter de peur de les dénaturer...

Ne sois pas désolé Yants. La communication comprend une part de risque mais elle ne peut pas entraver la communion que je ressens avec vous tous.

Respect Blogmaster
( "Maître du blog" voilà un mot qui ne souffre d'aucune ambiguïté!)

Soléa

0 appréciations
Hors-ligne


Une image vaut mille mots

Que l'Amour soit ton bouclier !









kris

Si je viens sur ce forum, c'est pour encourager tous ceux qui découvrent caD ,
et c'est pas facile de commencer ce genre de lecture en essayant de découvrir le moment présent, alors que je crois qu'il ne se laisse pas découvrir...

Le moment présent n'est pas comme un pays à découvrir, comme l'aurait fait Christophe Colomb, C'est une attitude et vous savez pourquoi les religieux peuvent avoir une relation avec La Trinité, ou Jésus ou Dieu, c'est parce qu'à un moment donné dans leur vie,
ils se retrouvent SEULS face à eux meme, et qu'ils consacrent 1/4 de leur temps à leur vie spirituelle...
voilà pourquoi il faut relativiser tout çà.

Je lisais hier, des rapports sur Ignace de Loyola, comment il a découvert la Trinité...etc...
je m'aperçois que nous venons et nous vivons et héritons aussi de leurs recherches en spiritualité...

avant tout, je voulais te féliciter Alun d'avoir le courage et d'oser aller sur un terrain qui comme tu le dis n'as pas forcément hériter de cette culture...

j'ai appris beaucoup de l'attitude de nos prédécésseurs : Curé d'Ars, Thérèse de Lisieux,
Jésus et beaucoup d'autres car la liste est longue, et même du curé de campagne, qui nous rendait visite une fois par semaine et qui voulait convertir mon grand-père...

je n'étais pas forcément prédestinée à faire un chemin spirituel, mais ma volonté m'y a poussé et dans cette attitude je n'ai pas forcément pris le meilleur chemin,
mais il faut passer par l'apprentissage, tout ceci pour vous encourager, qu'il y a forcément des années d'apprentissage, donc soyez sage avec vous mêmes,

dans ce chemin, il y a la patience qui est primordiale et la persévérance qui paie,
sans le découragement... la confiance qu'en vous laissant guider par vos intuitions,
vous ne pouvez qu'y arriver...
et j'ai relu un passage de cette phrase que je connais bien,
Dieu ne peut que vous répondre...lorsque vous posez des questions

il faut savoir qu'il faut laisser aussi nos chers disparus, nos anges et Dieu nous montrer le chemin, les laisser un peu nous conduire...

et c'est une des personnes les plus entétées qui vous le dis...

Dieu vous aime et ne vous abandonnera jamais ! courage et persévérance mes chers frères et soeurs....

Bien à vous


kris

Alun ! pour ton désir d'aider les autres,
mais quand je t'ai lu la première fois, j'ai su que c'était exactement comme moi, alors
que c'est mon propre besoin de guérison qui m'envoie vers les autres.

dans notre culture chrétienne, nous avons été éduqué pour commencer par les autres;
mais je ne vois pas comment aider les autres lorsque j'ai moi même besoin de cette même aide...

il n'y a rien de mal, que de s'occuper de soi et de se dire, "je vais m'aider moi-même,
comme dans le proverbe, "Aide-toi(aime-toi) et Le Ciel t'aidera"

je ne suis pas loin d'en créer un autre facile, "AImes toi et le Ciel t'aimera"

voilà ce que je voulais t'exprimer,

Bonjour Kris,

Merci pour ton avis et tes conseils.

Le moment présent, je l’ai redécouvert début des années 90, d’abord en constatant que je l’avais perdu de vue. Je me promenais dans les quartiers nord (dits sensibles) de la grande ville que j’habitais alors. Il y faisait beau, et je me suis alors demandé pourquoi je ne ressentais plus ce sentiment que l’on éprouve si couramment quand on est enfant, que le passé n’existe pas encore et que le futur est encore si loin ; et que ce qui compte alors c’est maintenant là où je suis. Je ne saurais expliquer concrètement (peut-être bien que ce n’était pas concret) comment j’ai pu retrouver ce sentiment en moins de deux minutes, mais j’ai alors pensé : ça serait une bonne idée de reproduire ça plus souvent. Je pense qu’il y a plus à ne pas avoir besoin de faire qu’à faire. C’est probablement ce que tu appelles « ne pas être actif ».

Je ne connais pas toutes les personnes que tu évoques, mais je comprends ce que tu veux dire avec leurs exemples. Le moins évident, quand on vient de grandir dans une culture plus cartésienne, duelle et surtout matérialiste, c’est précisément de s’abstenir de faire ce qu’on nous a habitués à faire. Ainsi, de ce point de vue il est logique que cela prenne du temps d’accepter l’idée, de lui trouver une place dans le « chantier » occupé par notre mental intellectuel, encombré de nos préjugés, de négocier avec tous ces intervenants de notre seule personne et ses héritages, pour concéder progressivement, du terrain, du temps.

Certain(e)s l’auront compris, mon « bavardage », ici autour de ces sujets, joue aussi ce rôle là : ne pas rejeter le mental et l’intellect comme s’il n’avaient servi qu’à m’apporter des problèmes, mais leur permettre d’exister non plus en opposition, mais en déclinaison (pas dans le sens du déclin, mais de la diversification) de l’Un en ses multitudes de facettes. Rien de plus dangereux qu’une entité en prise avec un sentiment de danger ; si cela devient une question de survie, alors le pire pourrait être permis et compliquer encore plus la tache. La plupart du temps, les problèmes tels que ceux que Yants, Soléa, Elfe Bleue, Lénah et Blogmaster m’ont ici aidé à regarder à nouveau en face, pour reprendre un peu de distance, sont plus liés à l’effacement de l’Un, de l’Essentiel, de Qui et Ce que l’on est vraiment en arrière plan de la place qui est alors laissée aux autres aspects de nous qui occupent alors le terrain librement et sans retenue. En oubliant Qui et Ce que je suis vraiment, je laisse les autres aspects de ma personne remplir le vide qu’ils aiment à combler.


Comme je l’écrivais donc plus haut avec d’autres termes : au début on découvre CAD à la lumière de ce que l’on croit être au début, et cela prend du temps, puisque ce que l’on croit être est incomplet et mal « outillé » (inadapté) pour tout bien appréhender.
Puis au fur et à mesure que l’on découvre, accepte et exprime Qui et Ce que l’on est vraiment, alors on est bien plus complet, soi-même, et les outils sont de plus en plus affutés, rodés, adaptés… Et alors, dire : « il suffit de s’ouvrir et d’être ici et maintenant », qui n’était qu’une belle parole un peu pompeuse et dénuée de sens pour le débutant, devient quelque chose de grandiose et d’évident pour l’initié.

Ainsi, comme le dit Dieu à Neale, cela ne prend qu’un instant (cela peut être instantané), mais avant que cela soit instantané, cela peut prendre tout le temps que l’on prend soi-même pour se laisser redécouvrir Qui et Ce que l’on est vraiment et qui peut le faire instantanément.

Enfin, tant que je pense à cela et que je l’écris, je ne me laisse pas absorber et hypnotiser par la télévision (par exemple) qui m’emmènerai bien ailleurs, la plupart du temps.

Tu n’étais peut-être pas prédestinée par ton environnement et tes héritages à suivre un chemin spirituel, mais tu y es inévitablement destinée par nature ; et j’imagine que du point de vue de Dieu, aussi loin que nous pensions apparemment être de la spiritualité, nous sommes en fait sur un chemin foncièrement spirituel ; et j’aime que tu rappelles : « vous ne pouvez qu'y arriver... ».

Cependant tes encouragements, tes invitations à la patience me font du bien.
Comme je l’écrivais plus haut, je ressens moins le désir d’aider les autres maintenant, sachant que cela n’est juste qu’un masque de mon besoin de m’aider moi-même pour commencer. Je ressens beaucoup plus le besoin de coopérer avec eux dans nos perspectives communes.

A l’église, on nous parlait moins de ce que Jésus a fait en lui, sur lui, de ses recherches, de ses doutes, de ses remises, en questions, de ses réflexions, méditations… que de ce qu’il a ensuite fait pour les autres. J’en ai surtout eu des échos au travers de « La Vie Des Maîtres » de Baird T. Spalding, mon précédent livre de chevet.

Aux plaisirs !
A l’Un
kris

Merci pour ta réponse, Alun...

Tu viens de me rappeler que je tombe aussi dans la Nostalgie.... parfois,
re-trouver ce qu'on a vécu dans le passé,

Et si le passé n'était qu'un moment présent ....
c'était une capacité d'être au présent... que nous avons conservé, seulement un peu mis de côté... pour y revenir...

pour moi, je crois que c'est le désir de ce moment qui fait que je m'en éloigne,
J'en prends conscience avec ton message,


Maintenant nous te connaissons un peu mieux.
je suis dans la même situation que la tienne,
trouver une occupation sans être activiste ,

s'épanouir surtout...

ëtre soi-même, c'est sans doute Le Secret !

Bien à toi

kris

Alun, tu as écrit, avoir créé un site, peux-tu me donner le nom ,
existe-t-il toujours ?
Nous avons énormément en commun, un mal de dos, être en position du milieu de la fratrie,
une mère qui offre ses enfants au père, un père tyrannique...

oui, je connais quelques secrets qui pourraient éventuellement t'aider,
via ton site.

Bonsoir Kris,

Pour être plus précis, c’est un blog que j’ai créé. Je ne suis pas très connaisseur, mais je pense qu’un site c’est plus compliqué.

Celui de ma petite sœur (qui porte le même prénom que toi) est très bien. Il parle de la vie à la ferme, des activités, et elle y poste de belles photos. Je l’admire parce qu’elle ne se pensait pas disposée à utiliser aussi bien cette nouvelle technologie ; alors que moi qui m’y croyais à l’aise, je ne fais pas vivre mon blog qui se limite encore et toujours à un paragraphe d’introduction générale. Il reste donc sans intérêt dans son état actuel. Mais je te promets de te tenir informée dès que je me décide à le faire vivre.

Je ne connaissais pas la définition du mot « mystique », j’en avais juste une vague idée qui me suffisait pour le peu d’usage que j’en avais. Et puis la phrase de Blogmaster qui t’a faite réagir à poussé ma curiosité, et je suis allé chercher une définition sur Wikipédia.

Je suis donc maintenant en mesure de confirmer qu’en ce qui me concerne, mes contributions à ce blog relèvent effectivement plus de la philosophie que de la mystique. Celle-ci semble en effet se caractériser par le côté inexprimable de l’expérience de Dieu qu’elle suppose.

Je peux toujours m’évertuer à te décrire le goût du carambole, ce que tu comprendras éventuellement n’aura de toute façon pas grand-chose avec ce que tu éprouveras le jour où tu gouteras ce fruit antillais (que tu connais d’ailleurs peut-être déjà). C’est un exemple.

Maintenant, j’imagine que les gens qui ont une expérience mystique plus prononcée, plus consistante que la mienne, sont sûrement bien placés pour sentir dans mon expression, dans mes questions, mes incompréhensions et mes formulations, ce qui témoigne ou non d’une expérience comparable à celle qu’ils ont vécue ou qu’ils vivent encore.

Malgré tout, je me sens tout de même capable de percevoir (avec toutes réserves de circonstance) dans certains discours, ce qui relève de l’expérience mystique ou de simples apparences. Je me surprends même de plus en plus souvent à constater mes propres variations de niveaux de conscience.

Je suis sûr que Blogmaster sait cela aussi, et qu’il ne nous a pas étiqueté, enfermés ou figés dans une catégorie, et j’imagine que c’est aussi pour cela qu’après avoir exprimé ta surprise, tu n’as pas éprouvé le besoin de pousser plus loin la question, le débat.

Le style de CAD me convient très bien de ce point de vue, dans la lecture que j’en ai. Neale se met dans la position d’un monsieur « tout le monde » qui se pose des questions très humaines, parfois terre à terre ; il se met dans la position du gars qui n’a pas non plus une grande expérience ou un regard mystique très affûté , sauf à considérer que cette conversation consiste effectivement en une expérience de Dieu pour le moins directe. Mais ce qu’il en rapporte dans toutes ces pages relève tout de même plus souvent du discours pensé, réfléchi, structuré, argumenté, concret, actuel, pratique, et même rationnel (de mon point de vue) sans jamais manquer de philosophie (par définition : recherche ou amour de la sagesse). Jamais très éloigné de l’expérience de tout un chacun, je veux dire : formulé de manière à ce que la plupart puisse relativement aisément tisser des liens de compréhension entre sa propre expérience de vie et les propositions de Dieu dans CAD.

Gandhi, qui ne manquait pas de spiritualité, menait une action de quel type ? Politique ? Psychologique ? Philosophique ? Je ne doute pas qu’il ait eu une relation toute personnelle à Dieu, mais que les fruits de celle-ci puisse s’ incarner, rayonner, inspirer une démarche plus philosophique ou politique ne me paraît pas de nature contradictoire avec la spiritualité, bien au contraire.

J’ai exprimé et expliqué, plus haut, dans un autre post, que certains de mes goûts, musicaux par exemple, avaient comme le pouvoir de m’emmener loin, hors de porté de certains aspects inconfortables ou douloureux de ma vie ; je réalise que CAD a le pouvoir de me réconcilier avec cette vie et d’atténuer mon besoin d’éloignement.

J’ai rencontré beaucoup de gens apparemment sympas, cool, zen, spirituels, ou mystique, qui ne manquent pas une occasion d’évoquer leur « évolution spirituelle » comme s’ils avaient besoin de cela pour se sentir au dessus du commun des mortels qu’ils regardent non sans condescendance. J’ai eu une période où je trouvais un intérêt à leur attitude et donc à en être dupe. Et puis j’ai bien dû me rendre compte que ce n’est pas difficile de répéter des belles et grandes formules ésotérico-mystico-spirituelles qui donnent d’autant plus l’apparence d’une élévation que le fond contraste avec cette apparence.

Dans la « formation » suivie ou reçue par les moines bouddhistes Tibétains, il me semble qu’il y a un exercice qui consiste à soumettre le moine à des questions de logique dans l’étude des textes, des principes. Je ne suis pas du tout expert en la matière, mais j’ai vu un reportage à la télé à ce sujet, et cela m’a plu.

Comme il me plait de suivre l’émission C Dans l’Air sur France 5 (je sais que parmi les participants à ce blog il y a quelques amis Belges francophone, je ne sais pas s’ils ont accès à ce programme) ; car Yves Calvi, le journaliste qui l’anime pose aux experts qu’il invite, non pas les questions que lui serait en mesure de poser, compte tenu de sa connaissance des sujets, mais les questions que monsieur « Tout le Monde » se pose probablement.

D’ailleurs, il y a parfois des émissions C Dans l’Air sur le thème de la recherche spatiale où sont abordées les questions que pose Zean sur l’expansion de l’univers. Ce sont des questions qui m’intéressent aussi, pour le plaisir d’offrir à mon imagination des occasions d’étirements pour me représenter et considérer ce qui se dit, pour le plaisir de regarder les choses encore sous un angle différent… En revanche je ne me pose pas ces questions comme si ma vie en dépendait, comme si il manquait une pièce dans mon puzzle de 5000 pièces, un mouton à mon troupeau.

Pour en revenir à ta proposition, si tu veux que nous puissions communiquer en direct sur des sujets qui ne relèvent pas directement de la raison d’être de ce blog là, nos points communs en terme d’expérience de vie par exemple, j’autorise Blogmaster à te transmettre mon adresse mail. J’échangerai avec toi avec plaisirs.

âmitiés

A l’Un
kris

Le même prénom que ta p'tite soeur : et souvent je ressemble aussi, aux petites soeurs de certaines personnes que je connais....
Quelle est sa date de naissance ? 24.12.... ?

QUand j'étais jeune, bien sûr, je ressemblais à Marlène Jobert, et Françoise Hardy,
comment est ce possible ? puisqu'elles ne se ressemblent pas, en fait,
j'ai une ressemblance avec les deux, et çà fait , une autre personne.
j'ai le même signe astrologique que F.Hardy, les mêmes intérêts pour la spiritualité,et l' astrologie, la psychologie.
ensuite, j'ai les mêmes tâches de rousseurs que M. jOBERT,
quelque fois la famille nous décrit selon des détails, mais c'est ainsi !!

en fait je suis blond-foncé aux yeux verts-marron noisette,
çà ne t'avance pas non plus,

avant cad j'étais plut^t comme çà et après cad je suis plutôt :vtn


je suppose que Master Philippe , va lire ton mail et que je recevrais bientot le sien....


PS. comment s'appelle le site de ta soeur, stp !


kris

j'ai trouvé la ferme ti-bou en guadeloupe, pas mal, comme vacances là-bas !

Bonsoir KRIS,

Ma petite soeur aussi est "blond-foncé aux yeux verts-marron noisette".
En fait, pour me joindre, tu peux cliquer droit sur mon pseudo dans la marge, et ensuite tu trouveras sans difficulté.

Je rentre à l'instant du boulot, mes clients sont contents de leur nouvelle cuisine.
Maintenant la douche m'attends, puis je devrai me remettre au boulot (paperasserie) avant d'aller laisser reposer le corps et l'esprit...

Au plaisir...
A l'Un



Répondre
Pseudo :
Adresse e-mail:


Se souvenir de mes infos ( pseudo et e-mail ) :
Cochez la case ci-contre :