Conversations avec Dieu

Les rêves sont en nous



Les rêves sont en nous

…Chantait notre défunt Pierre Rapsat, qui s'est rapproché de Brel, un autre
rêveur, le temps d'une chanson avant d'aller le rejoindre au-delà de nos
limites terrestres, là où aucun rêve n'est impossible, là où aucune étoile
n'est inaccessible. Mais faut-il vraiment attendre de changer de forme de vie
(la mort) pour connaître cette plénitude de l'être?
Cette question étant commune à tous, la popularité de ces artistes n'a donc
rien d'étonnant. Tant ils nous interpellent avec leurs paroles simples mais à forte
résonance. Chacun peut s'identifier à ces rêves, ces passions ou ces désirs.

      Ces sentiments sont tout à fait naturels. Y renoncer ne permettra jamais
d'accéder à la véritable grandeur de notre être. En évoluant, il arrive que
l'on se détache de ces passions comme les enfants peuvent se lasser de leurs
jouets en grandissant. Mais les rejeter est davantage un reniement de soi que
de la sagesse. Ces sentiments sont l'énergie de notre être en action, c'est à
dire un reflet de notre âme qui expérimente un aspect grandiose de ce qu'elle
est. Le seul inconvénient est que ces désirs peuvent se transformer en attentes
ou en besoins, la plus grande de toutes les illusions. Alors plutôt que de nous
grandir, ces rêves nous mettent à genoux. Car ils deviennent alors l'objet
d'une définition restreinte du soi:" Je suis celui qui a besoin de telle ou
telle chose pour être heureux, je suis dépendant de ceci ou cela pour accéder à
la paix…"
Quel que soit l'objet de notre désir, il s'ensuit
alors un asservissement qui nous pousse à faire afin d'être. Alors que ce
paradigme devrait être inversé. Cela a été répété souvent et le sera encore: Si
tu ne vas pas vers l'intérieur, tu vas en manque vers l'extérieur. Et toute
action vers l'extérieur doit d'abord provenir d'un état intérieur.

       Concrètement, si la joie qui est en moi de façon inconditionnelle et
indubitable, trouve un mode d'expression (désir) favorable par l'écriture, par
exemple, il me suffit d'écrire et seulement d'écrire. Peu importe le résultat,
peu importe que je sois publié ou non, peu importe…     Si l'expression de mon
amour passe par la pratique de détente corporelle ou mentale, je le fais sans
attendre. Peu importe le travail que je fais effectivement ou non pour vivre,
que cela ne m'empêche pas d'être qui je suis. Il y a toujours du temps pour
cela. Si mon rêve  a plutôt un rapport avec la guérison de notre conscience
collective, avec l'essor de la paix mondiale ou de tout autre bienfait pour
l'humanité (ce qui peut être cumulé avec des désirs personnels), ce principe
reste valable. Il s'agira ici d'être soi-même la démonstration de notre vision,
et de le rester quel que soit le chaos environnant."Et s'il ne doit en rester
qu'un je serai celui-là". Etre déterminé mais sans soucis vis à vis d'un
résultat. L'essentiel est donc que ces désirs ne deviennent pas des attentes.
      Dans notre conscience collective, la définition du rêve prend souvent cet
aspect: On le considère comme inaccessible sauf pour quelques chanceux. Il faut
dire que la relativité de notre monde nous présente nécessairement le contraire
de l'accomplissement. Car en l'absence de ce que nous ne sommes pas, nous ne
pouvons nous recréer tel que nous sommes. Dès le moment où l'on a choisi qui on
veut être, il faut donc se résoudre à rencontrer des "obstacles". Je place ce
mot entre guillemets car ces expériences ne devraient pas être considérées en
tant que telles. CAD stipule clairement que tout échec est une illusion, que
c'est en fait une autre façon d'expérimenter le succès. Il ne s'agit pas de
fuir cette expérience, mais de la regarder en face et de changer notre regard,
de voir au-delà des apparences.
C'est dans ce cheminement vers l'accomplissement et par la détermination
de soi, que nous nous recréons tels que nous sommes vraiment; en voyant ce qui
ne reflète pas ce qu'on a choisi d'être comme une illusion, même si on accepte
et bénis cette illusion.
Alors l'univers tout entier dispose d'un canal libre à travers lequel les
miracles peuvent s'accomplir…à moins que non! Que cette bénédiction divine ne
devienne pas une attente non plus.  C'est ici qu'intervient le lâcher prise, la
confiance en dieu.  Mais c'est une autre histoire à suivre.



Article ajouté le 2007-03-09 , consulté 510 fois

Commentaires


blogmaster le 07/12/2007 à 17:13:53
J'ajoute que la peur est aussi comme un signal qui t'indique que la direction que tu prends n'est pas la direction de la sagesse de ton âme. Elle indique aussi la présence d'une pensée racine qui suscite un cercle vicieux. d'après ton commentaire, cette pensée racine pourrait- être "on n'a pas assez de temps" (l'idée du pas assez est l'un des mythes destructeur de notre conscience collective).

Il faut avoir le courage de se focaliser sur les meilleurs sentiments de son coeur, et oser les suivres et vivre en fonction de ces sentiments les plus élevés qui nous apportent joie, amour et sentiment de pleinitude et de sérénité.
blogmaster le 04/12/2007 à 18:00:56
Comme tu as pu le lire dans cad, la peur est l'émotion contraire de l'amour et si le monde actuel est dans cet état, c'est certainement l'oeuvre de la peur.

Il ne faut toutefois pas se blâmer lorsque l'on ressent de la peur ou toute autre émotion associée à ncette peur. La peut a été placée là dans notre monde relatif pour que nous puissions faire le choix de l'amour.

Si tu ressens de la peur, tu as donc l'opportunité de faire un autre choix: celui de l'amour

Que ferais l'amour maintenant? Telle est la question importante.

Sache en outre que derrière toute peur, il y a l'amour.

Si tu continues de lire les tomes suivants de cad, tu découvriras que la seule façon d'aider le monde est de te changer toi-même et que le temps importe peu à cet effet. Tout changement a un impact sur la conscience collective et il suffit qu'un petit nombre de personne accomplisse ce changement (à peine 3 ou 4 pour cent de la population mondiale) pour susciter un saut quantique qui créera une nouvelle conscience de masse.


del le 28/11/2007 à 16:06:30
Bonjour, j'ai presque terminé le tome 2 de "conversation avec Dieu" et autant avec le premier je me sentais pleine d'énergie et d'espoir, autant avec le deuxième je me sent presque péssimiste. Tant de choses sont à faire pour changer le monde et nous avons si peu de temps il me semble. Je crains que le temps qu'il faut pour changer les consciences (et j'inclue la mienne) le mal sera sans doute trop grand. J'ai envie d'agir mais je me sent si petite par rapport aux problèmes sur notre planète. Je rêve comme beaucoup d'un monde meilleur mais j'ai du mal au quotidien à le visualiser et je me laisse envahir par la peur. Est-ce que d'autres resentent la même choses ? Comment réagir ?
Merci.


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