L'humanité de demain
|
L |
e
dernier livre de Neale Donald Walsh, intitulé le dieu de demain, constitue un
excellent résumé et une bonne définition de
la nouvelle spiritualité naissante en ce siècle. Il est assez prématuré
de dire que ces conversations avec dieu ont déjà révélé tout ce qu'il y avait à
révéler à travers les premiers tomes de la trilogie : le processus de
croissance spirituelle ne s'arrêtera jamais ! Il est infini, il est à l'image
de l'univers en expansion…sans fin. La série CAD a été conçue pour amener le
lecteur à se rappeler des notions spirituelles de plus en plus approfondies.
Même si ces dialogues traitent souvent des sujets déjà abordés, on s'aperçoit
que de nouvelles informations sont divulguées et permettent au lecteur
d'élargir encore d'avantage sa conscience. Ces idées nous mènent vers une
connaissance de plus en plus précise de qui nous sommes vraiment.
Il
est vrai que les livres "conversations avec dieu" affirment que nous
n'avons rien à apprendre, mais qu'il nous faut nous rappeler ce que nous savons
déjà. Mais ce rappel implique d'expérimenter ce que
nous savons à propos de nous même. Et nous expérimentons ce que nous sommes en
le recréant. Et une fois expérimentée une version grandiose d'une vision à
propos de qui nous sommes vraiment, la recréation de soi peut encore s'enrichir
d'une nouvelle expérience. Quand CAD stipule que nous n'avons rien à apprendre,
cela signifie que la connaissance se trouve en nous et que nous sommes des
êtres qui expérimentent ce qu'ils sont ; notamment grâce à la possibilité éventuelle
d'expérimenter ce que nous ne sommes pas qui nous est offerte dans le contexte
de notre monde phénoménal et relatif. Il ne faut pas confondre le monde absolu
et le monde relatif ; bien que ces deux mondes ne soient qu'un et ne soient
différenciés que par une couche relativement épaisse qu'on appelle l'illusion.
Restons conscients que ces illusions que nous expérimentons au quotidien (le
monde relatif) nous sont utiles pour notre expérience à propos de qui nous
sommes vraiment (le monde absolu). L'ignorance, par exemple, est une illusion
qui compose notre monde relatif. En identifiant cette ignorance en tant qu'illusion,
il nous est possible d'expérimenter ce que nous sommes vraiment dans l'absolu.
Sans ce que nous ne sommes pas, l'expérience est impossible. Cette recréation
de soi consiste en un cycle de retour à soi-illusion-retour à soi. Même
lorsqu'une âme a parcouru le cycle complet et a créé une expérience de
connaissance d'elle même en tant que dieu (tout ce qui est), avec la perception
claire et "illuminée" que tout n'est qu'illusion en ce monde, elle
n'a alors qu'une seule aspiration : recommencer pour se reconnaître et se
recréer à nouveau dans une version encore plus grandiose. Croire que l'on a
acquis toute la connaissance est une caractéristique d'un vieux paradigme qui
tue la création et limite notre expérience de qui nous sommes. C'est aussi une
caractéristique des religions exclusivistes qui refusent toutes nouvelles idées
parce qu'elles prétendent, soit avoir toute la vérité ; soit savoir tout ce
qu'il est possible de savoir pour les humains ; soit savoir ce qu'il y a de
mieux à propos de dieu et la meilleure voie pour le trouver ; soit avoir la
dernière parole de dieu et donc la plus juste qui soit disponible ; soit,
lorsqu'elles admettent tout de même leurs limites, se comportent de façon tout
aussi conservatrice parce que cela correspond à une "volonté de dieu"
ou à un renoncement dogmatique.
Notons que la
croyance d'avoir acquis toute la connaissance est aussi néfaste que
la croyance que
la connaissance est inaccessible à l'homme.
Toutefois, il est aussi juste de dire
que ce qui est révélé dans CAD a déjà été révélé, à travers d'autres messagers,
d'autres maîtres et prophètes, à toutes les époques et en chaque lieu de ce
monde. Seule la communication avec ce qui est sans forme a différé : elle a
pris une forme adaptée à l'évolution et à la culture des humains qui ont reçu,
tant bien que mal, ces messages qui tentent d'exprimer ce qui ne peut-être
transmis dans son entièreté par des paroles, par des songes ou tout autre moyen
terrestre. Le but de ces messages est de mener à l'expérience intérieure de
notre propre divinité, et à nous inciter ensuite à l'exprimer pleinement (ce
qui est inhérent à la nature humaine, elle exprime toujours ce qu'elle pense
être, même lorsque cette idée ne correspond pas à qui elle est dans l'absolu).
C'est là leur seul objet; aucun texte "sacré" ne doit se substituer à
l'expérience de la vérité intérieure. Cette vérité nous est accessible par
l'écoute de nos sentiments véritables (pas les contrefaçons émotionnelles de
notre mental et de notre petit ego). Notre plus grande vérité se trouve
associée à ce qui suscite notre plus grande joie; ce que nous sommes vraiment
se reconnaît par le sentiment de paix que cela procure; notre plus grande
expérience est celle appelée amour.
L'une des raisons pour lesquelles cette
communication ne s'arrête pas et ne s'arrêtera jamais, c'est que les messages
ont été reçus de façons erronées, ou retransmis avec des erreurs ou encore
fallacieusement interprétés. Il est toutefois indispensable de comprendre que
toute nouvelle communication spirituelle ne survient pas pour annuler ce qui a
déjà été révélé, mais pour en élargir la compréhension. La nouvelle
spiritualité donne une valeur encore plus grande à ce qui a déjà été révélé
à travers toutes les sources sacrées. Elle permet en outre de corriger toute
interprétation qui produit de nombreux comportements destructeurs sur notre
planète. Elle cherche à rendre notre monde fonctionnel, à revaloriser les
religions existantes, à rendre les gens à eux-mêmes et à leur véritable nature,
à permettre la coexistence de nos différences. Elle rend possible
l'expérience de l'unité vécue grâce à la diversité.
Le dernier opus de Walsh en question
nous rappelle des vérités utiles pour notre évolution, notamment la
responsabilité que nous avons vis à vis du monde et du changement que peut
susciter notre transformation personnelle. Le monde tel que nous le vivons avec
ses désastres et ses chaos, est le résultat d'une conscience collective à
laquelle chacun participe par le biais de ses propres croyances; et si la paix
extérieure de notre monde est si fragile, c'est parce que la paix intérieure
des individus qui le compose est insuffisante. La paix doit être ressentie,
tout comme l'amour et le bonheur. Si on ne les trouve pas à l'intérieur, notre recherche
vers l'extérieur pour combler ce manque intérieur est vouée à l'échec, du moins
à long terme. Notre monde s'engage dans cette fuite en avant, qui consiste à
tenter de résoudre ses problèmes et à créer la paix, sans se pencher sur les
véritables causes de ces problèmes. Et ces véritables causes ne sont pas
d'ordres politiques ou économiques : elles sont d'ordres spirituelles. Le fait
que nous soyons incapable de créer des systèmes politiques ou économiques qui
fonctionnent vient du fait que ces systèmes s'appuient sur des valeurs morales
ou idéologiques qui n'ont pas subis d'évolution depuis des siècles, voire des
millénaires. Tous nos systèmes humains de gestion des activités humaines sont
des constructions basées sur des valeurs morales provenant de l'héritage d'une
culture plus que millénaire qui n'a pas suffisamment été remise en question.
Ce serait une erreur de croire que le
rappel de ces observations sur notre société humaine, déjà abordées dans des
ouvrages précédents, est superflu. L'une des nouveautés de ce dernier livre est
justement de nous expliquer d'une façon très détaillée l'utilité de ces
répétitions. Le fait de repasser plusieurs fois par le même chemin, de réitérer
les mêmes sagesses tout en insufflant de nouvelles idées à propos de qui nous
sommes vraiment, aura pour effet d'imprégner notre subconscient de ces vérités.
Nous avons déjà abordé les différents niveaux de conscience avec lesquels nous
créons notre réalité. (Super conscient, conscient et subconscient) L'évolution
consiste redevenir conscient des vérités toujours plus grandes présentes dans
notre super conscient. Ce super conscient est la conscience de notre âme qui
est une individuation de tout ce qui est, et donc de toute connaissance. En apportant
cette connaissance à la lumière de notre conscient et en l'embrassant comme
notre propre vérité, cette connaissance réappropriée imprègne notre
subconscient qui intègre ces informations dans son image de soi. Il est plus
que probable que cette nouvelle image de soi vienne se heurter à une idée
ancienne à propos de qui nous sommes, et que cette idée ancienne se manifeste
alors dans notre réalité (manifestation aléatoire, savoir que nous évoluons
dans un champ contextuel où le contraire de qui nous sommes existe peut
suffire) par le biais de l'expérience sous la forme de personnes, d'évènements
ou de circonstances. Cette manifestation sera souvent perçue comme une
opposition. (Une opposition très utile, voir l'article "porteurs de
lumière") C'est en restant déterminé vis à vis du choix à propos de qui
nous sommes conscient d'être, que nous accomplissons cette guérison à propos
des fausses idées sur nous même. Et notre subconscient adopte ces nouvelles
idées et commence alors à susciter des paroles, des pensées et des actes qui
reflètent cette nouvelle conscience. Le subconscient donc crée des expériences
qui correspondent à ces nouvelles idées sur notre véritable nature spirituelle.
On peut dire alors que l'on "préserve la vie". (En anglais, "pre-serve life",
serve = servir, pre = préposition verbale qui signifie en premier. On
sous-entend ici que l'on commence à servir la vie avant même d'avoir à y
penser, que l'on fait ce qui sert la vie avant d'être conscient qu'on le fait)
Cette création au niveau subconscient, associée aux autres niveau de conscience, (conscient et super conscient)
est ce qui appelle la supra conscience. Le supra conscient est ce niveau de
conscience qui englobe les trois autres niveaux de conscience. Ce niveau de
création, qui est accessible à chacun, est celui de la maîtrise. On ne crée
plus seulement en tant qu'individu, en tant que version localisée du tout, mais
aussi en tant tout, en tant que dieu. Cette capacité, nous l'avons tous. Comme
l'ont bien démontré les maîtres comme Jésus ou Bouddha. Cette création supra
consciente préservera la vie d'autant plus que les vérités spirituelles qu'elle
reflètera seront élevées. Plus nous étendons notre conscience, plus nos actes
spontanés sont favorables au bien commun. Quand nous progressons dans cette auto
éducation spirituelle, notre évolution se démontre automatiquement par des
actes. Lorsque notre sagesse intérieure est tellement bien intégrée qu'elle
submerge tout notre être, elle se manifeste automatiquement à l'extérieur.
Toute action vers l'extérieur doit provenir d'un travail intérieur, d'un
travail sur soi. Un travail qui consiste à être pour pouvoir enfin agir
en tant qu'être humain.